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L’ex-président angolais rentre chez lui quelques mois avant les élections

L’ex-président angolais rentre chez lui quelques mois avant les élections

L’ex-président angolais José Eduardo dos Santos est arrivé le 21 septembre dans ce pays d’Afrique australe en provenance d’Espagne, pour son premier retour chez lui depuis sa retraite, a annoncé l’agence de presse d’État.

José Eduardo Dos Santos a quitté le pays en 2019 après avoir cédé les rênes l’année précédente au président Joao Lourenço, qui a depuis ciblé l’ancienne première famille dans une enquête anti-greffe.

Il a atterri à Luanda, la capitale angolaise, après avoir passé deux ans à Barcelone, a fait savoir l’Angop.

José Eduardo Dos Santos, 79 ans, est accusé d’avoir nommé des parents et des amis à des postes importants au cours de ses 38 ans de présidence au sein de cette nation riche en pétrole.

Les critiques disent que la corruption était monnaie courante pendant son règne, avec des richesses accumulées entre les mains de quelques privilégiés et des milliards de dollars prétendument détournés des entreprises publiques.

Le président Joao Lourenço, qui a pris ses fonctions en 2018, a promis d’éliminer la corruption et de restaurer l’économie dépendante du pétrole.

Accusation de corruption de famille

Il a lancé une campagne anti-corruption contre l’ancien régime qui a ciblé certains des enfants de dos Santos.

En 2019, les procureurs ont gelé les actifs commerciaux de la fille milliardaire de dos Santos, Isabel dos Santos, nommée présidente de la compagnie pétrolière publique Sonangol pendant le règne de son père.

Retirée de son poste peu de temps après l’intervention de Lourenço, elle fait l’objet d’une enquête pour avoir prétendument détourné des fonds de l’État dans des actifs offshore – des accusations qu’elle nie avec véhémence.

Son demi-frère Jose Filomeno dos Santos a été condamné à cinq ans de prison en août de l’année dernière pour avoir détourné les revenus pétroliers du fonds souverain angolais, qu’il a supervisé de 2013 à 2018.

José Eduardo Dos Santos est sous immunité présidentielle jusqu’en 2022, cinq ans après la fin de son mandat.

Les Angolais se rendront quant à eux aux urnes l’année prochaine pour les élections présidentielles, parlementaires et locales.

Joao Lourenco devrait largement briguer un second mandat.

Il a cependant pris du retard sur sa promesse de restaurer l’économie et a provoqué la colère de l’opposition pour avoir apporté des amendements “injustes” à la loi électorale ce mois-ci.

Publié le 22 septembre 2021 à 10 h 51 min par Rédaction

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