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Le Burundi et l’Union européenne conviennent de travailler ensemble pour restaurer leurs relations

Le Burundi et l’Union européenne conviennent de travailler ensemble pour restaurer leurs relations

Après une suspension de près de cinq ans de la collaboration directe entre le gouvernement burundais et l’Union européenne, un dialogue politique de haut niveau a été lancé le 2 février en vue de rétablir les relations avec l’UE et ses États membres.

Les deux délégations se sont rencontrées à Bujumbura et étaient conduites par l’ambassadeur Albert Shingiro, ministre burundais des Affaires étrangères et Claude Bochu, envoyé de l’Union européenne au Burundi.

La reprise des échanges entre les deux délégations a également vu la participation des Ambassadeurs des États membres de l’Union européenne au Burundi.

Selon une déclaration commune publiée par les délégations, la reprise du dialogue politique constitue une priorité partagée qui profitera aux populations burundaises et européennes.

Restauration des relations

« Je me réjouis de l’esprit d’ouverture et de confiance mutuelle qui a caractérisé la reprise du dialogue politique. Les échanges se sont déroulés dans un environnement constructif, le but ultime étant d’obtenir des résultats concrets le plus rapidement possible », a tweeté l’ambassadeur Shingiro.

Les deux parties ont rappelé que le Burundi et les États membres issus de l’Union européenne sont des partenaires historiques soucieux de renforcer leurs liens d’amitié et de coopération.

Cela intervient quelques jours après que le président Evariste Ndayishimiye, a tenu une cérémonie avec des membres de la communauté diplomatique accrédités à Bujumbura où il a réaffirmé la volonté de son gouvernement de renforcer les liens de coopération avec les pays amis et partenaires.

L’UE, plus grand donateur du Burundi

En 2016, l’UE a suspendu tous les financements directs accordés au gouvernement burundais pour ne pas avoir répondu aux préoccupations de l’UE concernant son bilan en matière de droits de l’homme, y compris la perte de plus de 400 vies.

Des troubles ont éclaté au Burundi en 2015, contre la décision du défunt président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, ce que l’opposition a qualifié d’illégal. Avec un programme d’aide d’une valeur de 430 millions d’euros pour la période 2015-2020, l’UE est le plus grand donateur du Burundi.

L’administration dirigée par Ndayishimiye a été saluée pour avoir ouvert le pays d’Afrique de l’Est aux investisseurs régionaux et à la communauté internationale. Christian Nibasumba, représentant burundais de Trade Mark East Africa, s’est dit encouragé de voir le dialogue politique de haut niveau entre Bujumbura et l’Union européenne en vue de renouer de bonnes relations.

 

Publié le 5 février 2021 à 11 h 17 min par Rédaction

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