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Le Gabon met le cap sur l’exploitation durable du bois

Le Gabon met le cap sur l’exploitation durable du bois

Le Gabon souhaite remplacer ses ressources issues du milieu pétrolier par celles qui seront générées par l’exploitation durable du bois, dès 2030.

Début juillet, le ministre gabonais de l’Environnement et des Forêts a expliqué dans un communiqué, les raisons de cette ambition. La première étant la réduction des dangers de pollution liés au pétrole et à son exploitation. De plus, l’exploitation durable du bois permettrait la création de 50 000 emplois.

« Nous finalisons actuellement une stratégie de développement de la filière forêt-bois qui verra la création de plantations forestières et la création de plus de 50 000 emplois sur 5 ans », a déclaré Lee White, ministre gabonais de l’environnement et des forêts.

Plusieurs usines de transformation du bois ont d’ores et déjà été implantées à Nkok, une zone économique située à 27 kilomètres de Libreville, la capitale du pays.

Le ministre précise que d’autres zones économiques spéciales seront par la suite créées dans le sud-est du pays dans les villes de Lambaréné et Franceville, ce qui entrainera la création d’environ 5 000 emplois au cours des 12 prochains mois.

« Cette stratégie permettra à la forêt gabonaise de contribuer plus significativement à l’économie nationale. Le bois, en tant que ressource renouvelable lorsqu’il est exploité de manière durable, pourrait dès 2030 remplacer le pétrole dans notre économie », a rassuré Lee White.

L’ONU recommande l’utilisation de petites concessions forestières

Le Gabon, est couvert à 85% de forêt. Il s’est tourné vers l’exploitation durable de son bois dès 1996.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), près de 6,8 millions d’hectares de forêt ont déjà été gérés à travers 19 concessions forestières.

Cependant, l’organisation des Nations Unies préconise de petites concessions forestières, qui ne sont pas prises en considération par le nouveau code forestier. Ce dernier a en effet orienté toutes ses prescriptions d’aménagement forestier et d’industrialisation vers de vastes concessions qui permettent de suivre le principe d’une rotation relativement longue, d’environ 20 à 30 ans, et nécessitant par ailleurs des moyens considérables.

C’est quelque chose que les petites et moyennes entreprises forestières (PMEF) opérant avec des permis plus petits ne peuvent se permettre. Ces permis représentent cependant 5 à 6 millions d’hectares de forêt. C’est une zone importante qui représente 80 % des entreprises et 50 % des emplois.

Au Gabon, le secteur forestier reste le premier employeur privé et la deuxième source de recettes publiques provenant des ressources naturelles.

Publié le 5 août 2020 à 9 h 46 min par Rédaction

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