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Les bolides de la famille Obiang vendus aux enchères

Les bolides de la famille Obiang vendus aux enchères

La justice suisse a procédé à une vente aux enchères exceptionnelle. Une vingtaine de voitures de luxe et de course ont été proposées au plus offrant à Genève pour une somme totale de 21,6 millions d’euros. Il s’agit de véhicules saisis dans le cadre d’une procédure judiciaire qui vise Theodorin Obiang, fils du président de la Guinée équatoriale et par ailleurs, Vice-président du pays. « La vente a eu beaucoup de succès » et les fonds récupérés iront à des ONG qui travaillent en faveur des populations équato-guinéennes.

 

Les riches amateurs de voitures étaient à Genève pour tenter d’acquérir l’un des vingt-cinq bolides mis en vente par la justice suisse. Des véhicules jusqu’alors la propriété de Theodorin Obiang, Vice-président de Guinée équatoriale et personnage sulfureux accusé de s’enrichir avec les fonds publics de son pays. Condamné à trois ans de prison avec sursis par la justice française en 2017 et à 30 millions d’euros d’amende (un appel a été interjeté), Theodorin Obiang est aussi dans le viseur de la justice suisse.

 

Ce sont ainsi des voitures d’exception qui ont été proposées avec l’espoir de récupérer 18,5 millions de francs suisses. La plupart des véhicules ont finalement été acquis par une seule personne restée anonyme et qui avait envoyé un émissaire. Il a notamment obtenu une Lamborghini Veneno Roadster blanc cassé pour la somme de à 7,6 millions d’euros et une Koenigsegg One bleu et noir carbone, estimée pour 4,2 millions d’euros. Au total la vente a permis de récolter 23,4 millions de francs suisses, soit 21,6 millions d’euros. Les fonds seront reversés à des associations en lien étroit avec les populations équato-guinéeennes.

 

Dépossédé de plusieurs biens de grande valeur, Theodorin Obiang n’en reste pas moins une figure immuable du régime et suit les traces de son père au pouvoir depuis plus de 40 ans. Les recettes pétrolières sont toujours confisquées par la famille Obiang dont les biens acquis à l’étranger n’ont peut-être pas finis de défrayer la chronique en Suisse, en France et ailleurs. Tous les mystères des « bien mal acquis » n’ont pas encore été percés.

Publié le 30 septembre 2019 à 7 h 56 min par Rédaction

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