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Incendies en Afrique centrale : une situation comparable à l’Amazonie ?

Incendies en Afrique centrale : une situation comparable à l’Amazonie ?

Les immenses feux de forêts en Amazonie ont concentré l’attention du public et les critiques politiques à l’occasion du G7 qui s’est déroulé en France du 24 au 27 août. Si l’Amazonie est en proie à des feux d’une grande intensité, le continent africain n’est pas non plus épargné. L’Afrique centrale et de l’Est enregistrent un nombre de départs de feux bien plus important encore qu’en Amérique du sud. Deux situations qui commencent à être comparées après un long silence médiatico-politique.

 

Les incendies qui touchent le Brésil et ses voisins partageant la forêt amazonienne ont été l’un des principaux sujets du G7 qui s’est conclu hier à Biarritz. Emmanuel Macron, le président français, a décidé de mettre ce problème sur la table au grand dam de son homologue brésilien, Jair Bolsonaro. Ce dernier estime que les feux ne regardent que les pays concernés, mais face à l’étendue de la menace, il est difficile de rester muet. Un mutisme qui a pourtant prévalu jusque-là en Afrique où les images satellites montrent l’étendue des feux.

 

Les Internautes peuvent notamment consulter les images de la NASA et si les feux sont extrêmement visibles en Amazonie, le rouge prédomine plus encore dans une partie d’Afrique centrale et de l’Est. L’agence Bloomberg avance que sur deux jours, la semaine passée, il y a eu près de 7 000 incendies en Angola et 4 000 en RDC contre « seulement » 2 127 au Brésil. Ces chiffres montrent à quel point les incendies touchent actuellement le continent africain et pourtant la mobilisation médiatique est très faible.

 

Le président Macron a indiqué au cours du G7 que le continent africain bénéficierait des mêmes efforts que ceux proposés au Brésil, mais la tempête fait rage aujourd’hui sur les réseaux sociaux pour dénoncer un deux poids, deux mesures. L’Angola et le RDC sont notamment touchés et le président congolais Félix Tshisekedi n’a pas hésité à dire qu’ « au rythme actuel d’accroissement de la population et de nos besoins en énergie, nos forêts sont menacées de disparition à l’horizon 2100 ». Une menace bien réelle que la situation actuelle confirme. L’amélioration des conditions climatiques à court terme et une révision potentielle des modes d’agriculture permettront d’arranger les choses.

Publié le 28 août 2019 à 9 h 29 min par Rédaction

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