A LA UNE

La chasse aux faux diplômes des fonctionnaires est ouverte

La chasse aux faux diplômes des fonctionnaires est ouverte

Engagé dans une politique d’assainissement de ses comptes publics, le Tchad multiplie les mesures en ce sens. La dernière est spectaculaire et ne manque pas de faire de bruit puisqu’elle vise les fonctionnaires titulaires de faux diplômes. Près de 2 000 d’entre eux ont été confondus par les services de l’Etat et se sont retrouvés sans solde au mois de mars. Le mécontentement est palpable, mais il est difficile de critiquer l’Etat tchadien sur cette mesure.

 

Les faux diplômes sont une plaie qui touche tous les pays. Le Tchad ne fait pas exception d’autant que ce précieux sésame peut qualifier pour un très prisé poste de fonctionnaire. L’Etat sait que les fonctionnaires peu scrupuleux existent et un grand audit a été mené pour démasquer les titulaires d’un poste peu regardant quant à la provenance réelle de leurs qualifications universitaires. Ils sont en tout 1 991 a avoir été épinglés de la sorte. L’Etat a donné les chiffres ministère par ministère. Chose cocasse, c’est dans celui de l’Education nationale que le faux règne en maître.

 

Ainsi, ce ne sont pas moins de 407 fonctionnaires de l’Education nationale qui ont été pris avec un faux diplôme. Suivent les ministères des Finances (197), de la Sécurité publique (156), de l’Environnement (78), de la Culture (75), et de la Communication (2). Les fonctionnaires de la Présidence de la République et de l’Assemblée nationale n’ont pas été exemptés d’un audit avec respectivement 7 et 2 cas signalés.

 

L’affaire a éclaté au grand jour puisque l’Etat a décidé de ne pas verser le salaire du mois de mars de ces fonctionnaires accusés de faux. Une mesure qui a provoqué la colère des premiers concernés qui se sont rendus à la Direction de la solde du ministère des Finances. Là, il leur a été signalé que seules les Directions des ressources humaines de leurs ministères pouvaient leur apporter une réponse. Les listes des fonctionnaires incriminés seraient affichées et ceux qui contestent la décision auraient un mois pour justifier de la véracité de leur diplôme. Un diplôme dont la vérification effectuée ne concerne que ceux délivrés au Tchad.

Publié le 29 mars 2019 à 8 h 55 min par Rédaction

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.