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Le Rwanda fait du vélo sa petite reine

Le Rwanda fait du vélo sa petite reine

Le 11e Tour du Rwanda a été lancé hier dans les rues de Kigali. Cette édition marque un passage dans une nouvelle ère dans laquelle les meilleurs coureurs africains auront le terrible privilège d’être confrontés à certaines des toutes premières équipes mondiales. L’épreuve est passée à l’échelon supérieur sur une décision de l’Union cycliste internationale afin de récompenser une nation africaine qui crie chaque année son amour pour la petite reine.

 

Le Rwanda et le cyclisme poursuivent leur histoire d’amour en cette année 2019. Les spectateurs se massent nombreux au bord des routes et ont la chance de découvrir des coureurs qu’ils voient habituellement sur le prestigieux Tour de France. En effet, trois équipes du TOP mondial sont en course cette année. Les Kazakhs d’Astana et les Français de Delko Marseille Provence et de Direct Energie vont donner du fil à retordre à des coureurs africains et en particulier rwandais qui brillent généralement sur leurs terres. La première étape a d’ailleurs été réglée au sprint par l’Italien Alessandro Fedeli qui portait pour la première fois les couleurs de sa nouvelle équipe Delko Marseille Provence.

 

Les coureurs africains sont prévenus, la victoire sera plus difficile à aller chercher au cours de cette 11e édition du Tour du Rwanda. Les cinq derniers Tour ont été remportés par des coureurs rwandais dont le nom est scandé dans la liesse par le public. L’arrivée d’équipes du Top européen et mondial ne signifie toutefois pas la fin des formations africaines. Olivier Grandjean, directeur général de la course explique qu’ « à la base, c’est un tour africain, donc fait pour que les coureurs africains se mettent en valeur. Si on peut avoir plus d’équipes professionnelles, on le fera, mais on gardera toujours une proportion d’équipes africaines et de coureurs africains. C’est très important pour nous ». Une nécessité pour que le public puisse pleinement s’identifier et continuer de vivre une course qui est aussi la leur.

 

Les organisateurs ne souhaitent pas connaître la même déconvenue que sur le Tour du Gabon tout aussi passionnant à suivre, mais où les coureurs locaux sont noyés dans la masse. Les athlètes rwandais ont 1 000 kilomètres d’un parcours très vallonné pour mettre leurs qualités en évidence. Avec le soutien de leur public, ils pourraient bien faire des merveilles malgré une concurrence accrue.

Publié le 25 février 2019 à 8 h 24 min par Rédaction

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