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Manifestation virtuelle contre la censure des réseaux sociaux

Manifestation virtuelle contre la censure des réseaux sociaux

En réponse à la censure des réseaux sociaux, Internet sans frontières appelle les Tchadiens à participer à une manifestation virtuelle. L’idée est de faire connaître une situation de privation de libertés qui n’a d’ailleurs jamais été officiellement expliquée ou excusée par le pouvoir. L’opération doit durer plusieurs mois si d’aventure aucune amélioration n’était constatée.

 

Depuis un an, les Internautes tchadiens sont confrontés à une censure des réseaux sociaux dont le pouvoir ne s’est jamais donné la peine de rendre compte. L’accès à ces réseaux est limité et rien n’a changé malgré des procès contre des opérateurs téléphoniques. Ces derniers ont simplement affirmé avoir reçu des instructions des autorités tchadiennes. La liberté sur Internet n’est donc plus qu’un songe au Tchad et l’association Internet sans frontières a décidé d’une opération virtuelle qui doit mettre la pression sur le gouvernement.

 

En quoi consiste une manifestation virtuelle ? Les Tchadiens sont invités à laisser un message sur Internet afin de faire connaître la situation de censure. La viralité doit permettre de toucher des Internautes des quatre coins du monde. De nombreux pays censurent (à des degrés divers) l’accès à Internet et selon la Convention Tchadienne de Défenses des Droits Humains « le fait qu’Internet soit chère chez nous est déjà une censure imposée contre le peuple tchadien ». Internet sans frontières explique le pourquoi d’une opération sur la toile : « Nous avons opté pour une manifestation en ligne. Parce que, dès que vous demandez une autorisation, on vous dira non. On est à 400 000 internautes tchadiens dans le monde, donc si les 400 000 décident d’exprimer leur colère sur sa page Facebook, je crois que le monde entier sera “reconnu” ».

 

Internet est donc le premier lieu de la contestation, mais Internet sans frontières et plusieurs personnalités de la société civile assurent que d’autres moyens d’actions complémentaires doivent être mis en œuvre. Ainsi le chanteur A2N entend organiser un concert de soutien à cette démarche. Présent lors de la conférence de presse aux côtés des représentants d’Internet sans frontières, le chanteur a partagé sa grogne « Moi, je m’adresse beaucoup plus à la jeunesse. Parce que, quand tu sais que tu as mal, il faut prouver à la personne qui te fait du mal que tu as mal ».

Publié le 19 janvier 2019 à 10 h 10 min par La Rédaction

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