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Julien Nkoghe Bekale, Faustin Boukoubi, le pouvoir se (re)met en place au Gabon

Julien Nkoghe Bekale, Faustin Boukoubi, le pouvoir se (re)met en place au Gabon

Nous sommes au mois de janvier, mais le pouvoir gabonais connaît un ménage de printemps suite au renouvellement des députés. Faustin Boukoubi vit un véritable retour en grâce avec son élection à la présidence de l’Assemblée nationale tandis que Julien Nkoghe Bekale devient Premier ministre à la place de Emmanuel Issoze-Ngondet nommé médiateur de la République. La tectonique des plaques au sein de la majorité doit encore jouer avec la constitution d’un nouveau gouvernement.

 

Vendredi 11 janvier, les députés nouvellement élus ont choisi Faustin Boukoubi pour prendre la présidence de l’Assemblée nationale. Elu avec 126 voix sur 143 possibles, Boukoubi a fait le plein auprès des députés de la majorité. Une victoire sans conteste pour celui qui avait fait le choix d’une retraite politique en 2017. Agé de 65 ans, l’ancien ministre et chef du PDG avait préféré le terme de « retraite » pour qualifier ce que beaucoup ont perçu comme une disgrâce. Mis sur la touche en août 2017 par la jeune garde du président Ali Bongo, Faustin Boukouri tient sa revanche et promet d’être un poids lourd dans le nouvel ensemble de la majorité présidentielle.

 

Il faudra aussi compter sur l’action de Julien Nkoghe Bekale, nommé dans la nuit de vendredi à samedi au poste de Premier ministre. Il remplace Emmanuel Issoze-Ngondet qui obtient pour ses bons et loyaux services le poste de médiateur de la République. Julien Nkoghe Bekale troque donc son costume de ministre des PME et de l’artisanat pour celui de Premier ministre. A l’image du nouveau président de l’Assemblée nationale, Julien Nkoghe Bekale possède une vaste expérience du pouvoir avec de nombreux passages au gouvernement sous les présidences d’Omar et d’Ali Bongo.

 

Il semblerait que le possible scandale autour de son passage au ministère du pétrole (2009-2011) ne soit plus un frein à la mise en exergue de cet habitué du pouvoir. L’hebdomadaire gabonais « La Griffe » avait révélé en 2013 l’existence d’un rapport de la Cour des comptes faisant état d’un détournement supposé de 10 milliards de Fcfa. La volonté de s’appuyer sur des hommes d’expérience est évidente au moment où l’Etat est dirigé depuis Rabat par un président Bongo en convalescence et qu’une tentative de coup d’Etat armé, le 7 janvier dernier, a marqué les esprits.

Publié le 12 janvier 2019 à 9 h 57 min par Rédaction

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