A LA UNE

Centrafrique : « erreur » de la banque en votre faveur

Centrafrique : « erreur » de la banque en votre faveur

C’est une information à peine croyable tant le montant de l’ « erreur » est important. Les médias russes ont découvert que la banque russe VTB avait accordé un prêt de 10,5 milliards d’euros à l’Etat centrafricain. Une somme colossale qui est le produit d’une « erreur » de la banque. Cette affaire peu ordinaire rappelle toutefois que la Russie est de plus en plus présente dans ce pays déchiré par les conflits et aux ressources naturelles hors du commun.

 

C’est une surprise qui ne se sera finalement pas matérialisée pour les autorités centrafricaines. 802 milliards de roubles, soit 10,5 milliards d’euros ont été prêtés « par erreur » par la banque russe VTB. La somme est énorme – à tel point que cela représente six fois le PIB de la Centrafrique. Les médias russes ont découvert cette affaire avant que la direction de VTB ne confirme qu’il s’agit d’une « erreur technique dans le codage du pays ». Une explication issue d’un communiqué dans lequel on peut également lire que « VTB  n’effectue absolument aucune opération avec la Centrafrique et nous n’avons pas d’exposition de ce volume dans ce pays ».

 

La somme n’a finalement pas été prêtée suite à cet impair, mais cette nouvelle rappelle que Moscou et Bangui tissent des relations de plus en plus étroites. Le Kremlin essaye de jouer les conciliateurs entre l’Etat centrafricain et certains groupes armés malgré les protestations de la France à ce sujet. L’influence française est également remise en cause sur le plan militaire avec la présence de soldats russes officiellement chargés de former leurs collègues centrafricains.

 

La Russie avance ses pions dans ce vaste pays aux ressources naturelles extraordinaires. Des richesses qui font beaucoup d’envieux et qui expliquent beaucoup de conflits sur ce territoire contrôlé à seulement 25 % par l’Etat central. Il n’est pas exclu de voir la Russie épauler financièrement et de manière discrète un pays à la dérive à moins qu’une énorme erreur de la seconde banque de Russie ne vienne mettre en lumière une relation qui s’approfondit.

Publié le 28 novembre 2018 à 12 h 32 min par Rédaction

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.