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L’Angola fait le pari économique de la banane

L’Angola fait le pari économique de la banane

Dans la course à la diversification de son économie, l’Angola regarde avec attention ce qui se trame dans le secteur de l’agriculture. Plusieurs initiatives ont été lancées et l’Etat scrute du côté des sociétés privées pour percer dans une activité au fort potentiel. La culture de la banane prend son essor depuis plusieurs années grâce notamment à l’entreprise Novagrolider. Les marchés internationaux s’ouvrent peu à peu et la banane angolaise commence à se faire une petite réputation en Europe.

 

Du sous-sol aux sols. Tel pourrait être résumé le pari de l’Angola depuis l’arrivée au pouvoir du président Joao Lourenço. Le pays tire encore 70 % de ses recettes du pétrole et la baisse du prix du baril à compter de 2014 a signifié la fin d’un modèle économique uniquement basé sur les matières premières. Heureusement pour lui, l’Angola bénéficie d’un potentiel agricole très intéressant où la banane a su se faire une place de choix. C’est le produit phare de la société Novagrolider fondée il y a une décennie avec des capitaux portugais. Un petit exploit dans un pays encore largement marqué par l’idéologie marxiste. A titre d’exemple, la loi stipule encore que la terre appartient à l’Etat.

 

Une réflexion soulevée par le directeur de Novagrolider lorsqu’il déclare qu’il lui « a fallu trois, quatre ans pour trouver des terres ». Désormais l’entreprise dispose de quatre plantations où les bananes, pastèques, mangues, ananas et légumes font le bonheur des papilles angolaises. Mais le destin de Novagrolider se joue au-delà des frontières du pays puisque l’entreprise exporte aujourd’hui au Portugal et en Espagne. Deux pays qui doivent ouvrir la porte du continent européen à des produits agricoles appelés à augmenter en nombre.

 

Le patron de Novagrolider, Joao Macedo, entend doubler sa production en la faisant passer la barre des 170 000 tonnes dont une bonne partie doit finalement atteindre les marchés sud-africain et européen. Le pari est lancé et peut être réussi dans la mesure où la production angolaise peut rivaliser avec les produits issus d’Amérique latine. La même ambition s’affiche aussi du côté des autorités angolaises qui veulent miser sur « leur pétrole vert ». L’Angola souhaite aujourd’hui inciter ses citoyens et les entreprises étrangères à investir dans l’agriculture. Un secteur au fort potentiel et où la demande ne va faire que croître au cours des prochaines années.

Publié le 26 novembre 2018 à 8 h 20 min par La Rédaction

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