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L’ambassade américaine à Kinshasa fermée pour « menace terroriste »

L’ambassade américaine à Kinshasa fermée pour « menace terroriste »

Un communiqué rédigé par l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa et envoyé ce dimanche 25 novembre est à la fois surprenant et inquiétant. L’ambassade restera fermée ce lundi en raison d’une « possible menace terroriste ». Des informations assez précises et jugées sérieuses par les services américains ont donc amené les diplomates américains à garder portes closes. Le contexte général est tendu à l’approche des élections et nul ne sait si les éruptions quasi-certaines de violences épargneront les intérêts étrangers.

 

Dans un communiqué, l’ambassade des États-Unis à Kinshasa explique avoir « reçu des informations crédibles et précises sur une possible menace terroriste contre les installations du Gouvernement américain à Kinshasa ». C’est pourquoi l’ambassade sera fermée ce 26 novembre. Les ressortissants américains sont également appeler « à maintenir un niveau de vigilance accru et à exercer une bonne connaissance de la situation » et à « surveiller les médias locaux pour les actualisations ». Autrement dit, la menace terroriste dans le pays n’a jamais été aussi forte et le renseignement américain s’attend à des actions violentes.

 

Aucune précision n’a toutefois été donnée sur la nature exacte de la menace et sur les groupes ou individus qui en seraient à l’origine. La République Démocratique du Congo est une poudrière dans laquelle 75 % du territoire échappe au contrôle de l’Etat central. Même la capitale Kinshasa n’est pas complètement sûre alors que des élections générales sont prévues le 23 décembre prochain.

 

Par deux fois repoussées, elles auront finalement lieu en cette fin d’année sans que le président Kabila ne participe au scrutin. La Constitution l’en empêche, mais les craintes de voir le président briguer un troisième mandat ont été fortes jusqu’à l’annonce de la candidature de son dauphin Emmanuel Ramazani Shadary. Les élections du 23 décembre concerneront également les députés et les élus provinciaux. Il est à noter que la RDC n’a pas connu de passation de pouvoir sans violences depuis 1961, année de son indépendance.

Publié le 25 novembre 2018 à 14 h 07 min par La Rédaction

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