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Libération des élèves enlevés à Bamenda

Libération des élèves enlevés à Bamenda

C’est après quarante-huit heures d’angoisse que les parents des 79 élèves de la Presbyterian Secondary School ont eu droit à une bonne nouvelle. Les ravisseurs ont relâchés leurs victimes après avoir eu l’assurance que ce réseau d’écoles fermerait. Un chauffeur de bus travaillant pour l’école a également été libéré, mais il manque toujours deux encadrants. Les recherches se poursuivent alors que l’avenir des écoles dans l’ouest du pays est incertain.

 

Enlevés le 5 novembre – tôt le matin – les élèves de la Presbyterian Secondary School de Bamenda en sont quittes pour une énorme frayeur. Deux jours après le saccage de leurs dortoirs et leur enlèvement manu militari, les 79 petites victimes ont été retrouvées saines et sauves à Bafut, une localité située à une vingtaine de kilomètres de Bamenda. Tous les enfants sont donc libres et retrouveront prochainement leurs parents.

 

Manquent toujours à l’appel la directrice de l’établissement et d’un encadrant qui n’ont pas été libérés par des ravisseurs à l’identité encore inconnue. Les enfants auraient été libérés après que les ravisseurs aient la certitude que l’école ne rouvrirait pas. Les indépendantistes qui prônent le détachement de l’ « Ambazonie » du reste du Cameroun sont partis en guerre contre le système éducatif. Ils estiment que le système scolaire marginalise les enfants anglophones. Ils exigent donc la fermeture des écoles et n’hésitent plus à passer à des actions violentes. Un directeur d’école a été tué lors de la rentrée de septembre, un professeur a été mutilé et plusieurs lycées ont subi des attaques.

 

Une des figures de l’indépendantisme, Lucas Ayaba Cho, ne voit pas d’un bon œil ces actions violentes. S’il continue à souhaiter la fermeture des écoles, il appelle à « libérer les enfants. Nous, nous ciblons leurs responsables pas nos vulnérables ». Le rapt d’élève semble malheureusement devenir une arme de tout premier choix pour les indépendantistes. Le 31 octobre, onze élèves avaient été enlevés et échangé contre une rançon de 2,5 millions de francs CFA. Les responsables de l’école presbytérienne assurent qu’aucun échange d’argent n’a été effectué, mais le réseau d’écoles est actuellement fermé.

 

Le président Paul Biya, a déclaré à l’occasion de sa prestation de serment qu’il ferait « en sorte que le calme et la sérénité reviennent dans les deux régions concernées, dans le respect des institutions dont je suis le garant ». Une mission dont la difficulté grandit chaque jour…

Publié le 7 novembre 2018 à 20 h 32 min par La Rédaction

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