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Le PDGE procède à une purge

Le PDGE procède à une purge

Le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) a annoncé avoir procédé à une purge parmi ses membres. 42 personnalités ont été radiées des listes du parti pour leur implication présumée au coup d’Etat manqué de décembre 2017. Après avoir accusé l’opposition de ce coup de force raté, le pouvoir s’en prend donc aux siens. Un procès pourrait avoir lieu en février 2019, même si le flou persiste quant aux développements judiciaires à venir.

 

Il aura fallu près d’un an pour que le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) en vienne à des conclusions peu flatteuses pour lui-même. Quarante-deux de ses membres ont été répertoriés comme ayant joué un rôle dans la tentative raté de coup d’Etat du 24 décembre 2017. Peu d’informations ont encore filtré quant à cet épisode marquant de la vie politique guinéenne de ces dernières années. Dans un premier temps, le pouvoir avait accusé l’opposition de s’être prêtée à un coup de force, mais le communiqué du PDGE en date du 2 novembre lève une partie du voile.

 

A l’issu d’un conseil de discipline du parti, le PDGE « a décidé l’expulsion définitive de ses frères militants pour leur participation à la tentative (…) de déstabilisation de la Guinée équatoriale, vainement perpétrée le 24 décembre 2017, sous le patronage d’un groupe de terroristes et de mercenaires ».

 

Parmi les quarante-deux militants bannis, on retrouve des personnalités comme le fils du ministre de l’Intérieur, l’ex-directeur de la Sécurité du président ou encore l’ancien président de la cour provinciale de Bata. Ce dernier se trouve actuellement réfugié en Espagne. Pour le parti d’opposition Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), ces exclusions confirment sa thèse selon laquelle la tentative de coup d’Etat avait été perpétrée au sein du PDGE.

 

Un procès se fait toujours attendre et pourrait finalement avoir lieu en février 2019 selon des sources proches du pouvoir. Il existe cependant une difficulté majeure à la tenue de ce procès puisque les 31 mercenaires tchadiens et centrafricains soupçonnés de devoir participer au coup d’Etat, mais arrêter au Cameroun dans le sud du Cameroun le 27 décembre 2017 n’ont toujours pas été extradées. Ces mercenaires avaient été retrouvés avec un important arsenal.

Publié le 5 novembre 2018 à 8 h 46 min par La Rédaction

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