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Deux rhinocéros retrouvés morts au Tchad

Deux rhinocéros retrouvés morts au Tchad

La réintroduction d’animaux disparus ou en voie de disparition est une entreprise difficile. Le Tchad en fait l’amère expérience avec le décès constaté de deux rhinocéros noirs cinq mois après leur réintroduction. Selon les premiers éléments communiqués, les deux rhinocéros n’ont pas été victimes du braconnage. Quatre autres rhinocéros sont toujours en vie et sont sous « étroite surveillance » de la part de l’ONG African Parks en charge de ce projet.

 

En mai dernier, six rhinocéros noirs issus d’Afrique du Sud étaient réintroduits au Tchad. Le dernier spécimen observé dans le pays remontait alors à 1972. Une disparition inquiétante contre laquelle se battent l’ONG African Parks, les parcs sud-africains (SANParks) et les gouvernements des deux pays. Six rhinocéros noirs avaient donc été réintroduits en mai dernier avec la crainte d’un braconnage meurtrier. Des mesures drastiques avaient été prises pour éviter la mort de ces animaux chassés pour leurs cornes en ivoire.

 

Si deux décès sont à déplorer, African Parks assure qu’il ne s’agit pas de cas de braconnage. Un médecin légiste a été envoyé sur place afin de comprendre ce qui a entraîné la mort d’un mâle et d’une femelle. Le programme de réintroduction n’est pas menacé grâce aux quatre autres rhinocéros, mais les résultats des autopsies sont attendus avec impatience. En effet, l’expérience a montré qu’une réintroduction au mauvais endroit pouvait déboucher sur une catastrophe. En juin 2018, onze rhinocéros noirs avaient été réintroduits au Kenya malgré la sonnette d’alarme tirée par de nombreux spécialistes. Un des points d’eau avait été jugé beaucoup trop salé. La conséquence fut dramatique avec le décès des onze rhinocéros.

 

Le projet de réintroduction tchadien est d’autant plus important que le rhinocéros noir est une espèce en voie de disparition. Environ 5 000 spécimens vivent encore sur le continent africain dont près de 40 % en Afrique du Sud. Une petite dizaine de pays s’est déjà engagé dans un programme de réintroduction avec des résultats inégaux et fragiles. Les prochains moins seront donc extrêmement importants pour la suite du programme au Tchad. La venue de petits constituerait une étape importante pour sa pérennité.

Publié le 22 octobre 2018 à 17 h 05 min par La Rédaction

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