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Expulsions de Congolais par l’Angola, Kinshasa s’indigne

Expulsions de Congolais par l’Angola, Kinshasa s’indigne

Le sujet n’est pas tout à fait nouveau, mais il fait aujourd’hui la Une de l’actualité. Les nombreuses expulsions de ressortissants Congolais par l’Angola depuis plusieurs semaines ont débouché sur une réponses officielle et très médiatisée de la part de la République démocratique du Congo. C’est le chef de la diplomatie congolaise, Léonard She Okitundu, qui sonne la charge et en appel au respect du droit international.

 

Ils seraient environ 200 000 Congolais à avoir retrouvé le sol de la RDC après avoir été invités à quitter l’Angola. Les deux pays voisins sont peut-être à l’aube d’une crise qui a pour enjeu une immigration clandestine que veulent briser les autorités angolaises. Depuis le début du mois d’octobre, ce sont environ 200 000 Congolais qui ont franchi la frontière en direction de la RDC. Un mouvement d’ampleur qui suscite « indignation et vives protestations » de la part de Luanda. L’ambassadeur de l’Angola à Kinshasa a été convoqué par Léonard She Okitundu, Vice-premier ministre et ministre congolais des Affaires étrangères, mais les deux hommes n’ont pas pu se rencontrer en raison de l’absence temporaire de l’ambassadeur en RDC.

 

La situation est d’une ampleur unique et les autorités congolaises se mobilisent depuis plusieurs jours pour mettre fin à un mouvement qui pourrait constituer les germes d’une crise humanitaire et sociale. Une réunion sous la présidence de Joseph Kabila a déjà eu lieu la semaine dernière et un conseil des ministres dédié à ce sujet s’est tenu ce mardi. C’est à l’issue de cette réunion extraordinaire que le Gouvernement a déploré la situation. « Si 160 901 Congolais sont rentrés volontairement de ce pays voisin au cours de ces dernières semaines vers la province du Kasaï, 27 971 compatriotes ont été expulsés brutalement vers cette province mitoyenne de l’Angola, 1 966 vers la province du Kwango ainsi qu’un nombre non encore déterminé qui ont été expulsés vers le Kwilu dans des conditions très précaires ».

 

Le chef de la diplomatie congolaise a ajouté que des enquêtes seraient menées pour des violations des droits de l’homme commises lors de ces « expulsions massives ». Kinshasa en appelle au respect du droit et précise « que toute mesure de reconduite à la frontière nécessite impérativement une information préalable des autorités du pays d’origine et partant l’identification effective des personnes concernées ». Une règle qui n’a clairement pas été respectée par Luanda. La réponse des autorités angolaises est attendue.

Publié le 18 octobre 2018 à 14 h 02 min par La Rédaction

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