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Présidentielle en RDC : Bemba écarté

Présidentielle en RDC : Bemba écarté

La course à l’élection présidentielle se fera certainement sans Jean-Pierre Bemba. Accueilli en héros le 1er août à son retour à Kinshasa, ce retour inattendu et plein de ferveur après dix années passées sous la coupe de la Cour pénale internationale se solde sur un échec. Finalement acquitté en appel, Jean-Pierre Bemba a rêvé d’un destin présidentiel, mais c’était sans compter sur la Ceni qui a déclaré sa candidature « irrecevable » au motif au motif d’une condamnation par la CPI pour subordination de témoins.

 

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) promettait d’être un acteur important de la présidentielle en République démocratique du Congo. Le promesse est d’ores et déjà tenue avec la décision d’écarter Jean-Pierre Bemba de la course ainsi que cinq autres candidats. La raison invoquée est à chercher du côté de La Haye où la Cour pénale internationale qui a pourtant acquitté l’ancien milicien pour les chefs d’accusation de crimes de guerre et crime contre l’humanité. Un acquittement en appel, mais une « condamnation par la CPI à un an de prison et au paiement de 300 000 euros pour subornation des témoins ». Cette affaire dans l’affaire est aujourd’hui en appel, mais joue en défaveur de Bemba.

 

Cinq autres candidats ont vu leur candidature connaître le même sort pour des motifs différents. Étienne Tshisekedi (UPDS) figurera bien sur les listes officielles tout comme Emmanuel Ramazani Shadary, présenté comme le dauphin d’un Joseph Kabila qui a finalement renoncé à briguer un troisième mandat. Des responsables de l’opposition appellent à une « mobilisation générale du peuple congolais » après le retocage de plusieurs candidatures.

 

Moïse Katumbi, autre prétendant à la Présidence de la République, s’associe à ce mot d’ordre, lui qui n’a pas pu déposer sa candidature. Cet ancien gouverneur devenu l’une des figures de l’opposition affirme avoir été arrêté à la frontière entre la Zambie et le Congo alors qu’il souhaitait se rendre à Kinshasa afin de répondre aux exigences de la procédure. Les tensions sont vives et de nouveaux rebondissements ne sont pas à exclure.

Publié le 25 août 2018 à 9 h 24 min par La Rédaction

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