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Moïse Katumbi sous le coup d’un mandat d’arrêt

Moïse Katumbi sous le coup d’un mandat d’arrêt

La campagne présidentielle de Moïse Katumbi pourrait déjà prendre fin. L’ancien allié et désormais opposant à Joseph Kabila n’a pas réussi à se rendre en RDC. Actuellement en Zambie, il ferait l’objet d’un mandat d’arrêt international selon le ministre congolais de la Justice. Moïse Katumbi a été condamné à trois ans de prison après son départ de RDC en 2016 pour raisons médicales. Une condamnation qui pèse aujourd’hui sur celui qui ambitionne de succéder à son adversaire politique qui a préféré respecter la Constitution et ne pas briguer un troisième mandat.

 

Y aura-t-il une opposition crédible lors du scrutin présidentielle de décembre 2018 en RDC ? La question est dans toutes les têtes et les derniers événements autour de Moïse Katumbi ne plaident pas en faveur d’une réponse positive. En provenance d’Afrique du Sud, Katumbi n’a pas atterrir en RDC et à dû rejoindre la Zambie. Une fois arrivé dans ce pays situé à la frontière sud de la République démocratique du Congo, le candidat à la présidentiel dit avoir été empêché de franchir la frontière dans la nuit du 3 au 4 août dernier. Une déclaration remise en cause par le ministre de la justice qui affirme que « M. Katumbi n’a jamais dépassé la barrière zambienne pour entrer dans la zone neutre et arriver à la frontière du Congo. C’était un show qu’il avait organisé. S’il avait voulu entrer sur le territoire, on aurait donné l’autorisation, avec mission d’exécuter le mandat de prise de corps qui a été émis contre lui par le procureur général ».

 

Un ministre d’ailleurs plutôt désireux de voir Katumbi venir en RDC puisqu’un mandat d’arrêt l’attendrait. Alexis Thambwe Mwamba a d’ailleurs fait remarquer que si Moïse Katumni « avait demandé à atterrir à Lubumbashi, on aurait donné l’autorisation, on l’aurait arrêté en descendant de l’avion ». L’atmosphère est donc très pesante autour de ce candidat populaire. Ancien gouverneur du Katanga, il a revu ses alliances en 2015 et est passé du côté de l’opposition.

 

Outre la condamnation de trois ans de prison qui le menace, katumbi est suspecté par les autorités congolaises d’avoir obtenu la nationalité italienne. Un problème politique d’importance dans la mesure où la double nationalité est interdite selon le droit congolais. Une possibilité écartée vivement par l’avocat français de Moïse Katumbi qui parle de « farces judiciaires ». Un discours qui n’est pas sans rappeler les inquiétudes de l’opposition.

Publié le 16 août 2018 à 10 h 09 min par Rédaction

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