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Gabon : enfin un calendrier pour les législatives !

Gabon : enfin un calendrier pour les législatives !

Attendues depuis deux ans, les élections législatives gabonaises auront finalement lieu les 6 et 27 octobre 2018. L’annonce tant espérée a été faite par Moïse Bibalou Koumba, président du Centre Gabonais des Elections. Le calendrier détaillé a été rendu public et nombreux sont ceux qui espèrent que ce scrutin mettra fin à un cycle de tensions et de violences politiques qui s’est ouvert en 2016 avec la réélection contestée du président Ali Bongo.

 

Comment tenir des élections démocratiques en toute sérénité quand une grande partie du pays a contesté ou conteste toujours la victoire du chef de l’Etat ? Cette question est restée sans réponse pendant deux ans et finalement le pouvoir s’essaie de nouveau à l’exercice du scrutin en appelant les électeurs à se rendre dans les bureaux de vote pour y élire leurs parlementaires. Plus exactement, c’est le tout nouveau Centre Gabonais des Elections (CGE) qui a fait cette annonce. Le CGE vient de remplacer la très contestée Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) qui avait validé la réélection d’Ali Bongo à la présidence de la République du Gabon en 2016.

 

L’élection est contestée depuis deux ans par le principal rival du président Bongo, Jean Ping, et des violences ont éclaté dans le pays. En raison d’un climat tendu et peut-être aussi d’une crainte de voir les législatives lui échapper, l’actuelle majorité a repoussé à plusieurs reprises la date des élections. Elles auront finalement lieu les 6 et 27 octobre 2018. Les candidatures pourront être déposées jusqu’au 20 août et la campagne officielle aura lieu du 25 septembre au 5 octobre 2018.

 

Il était temps, car le Gabon vit sans députés depuis le 30 avril. En effet, la Cour constitutionnelle avait annoncé la  dissolution de l’Assemblée et exigé la démission d’un Gouvernement incapable d’organiser des législatives. « Force est de constater que le gouvernement n’a pas pu accomplir les missions qui lui sont dévolues, notamment la révision de la liste électorale depuis 2017 et la mise en place du Centre gabonais des élections, depuis janvier 2018 » affirmait alors la Cour constitutionnelle. Le Gouvernement avait quitté ses fonctions avant de se reformer quelques jours plus tard. Le grand perdant de cet épisode avait donc été le pouvoir législatif.

Publié le 8 août 2018 à 9 h 39 min par Rédaction

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