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Suspension de la grève chez Total-Gabon

Suspension de la grève chez Total-Gabon

Total-Gabon connaît un sursis dans la grève qu’elle subit depuis le 9 juillet dernier. L’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) a décidé de suspendre le débrayage afin de donner une chance accrue à la négociation avec la direction. Jusqu’à aujourd’hui aucun dialogue entre les deux protagonistes n’a été possible en raison d’une incompréhension sur les revendications des grévistes.

 

Le premier round de la grève vient de s’achever. Dans la lutte syndicale qui oppose l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) à la direction de Total-Gabon, il semblerait que ce soit cette dernière qui ait réussi à faire plier (momentanément ?) son adversaire. Aucun dialogue n’a eu lieu jusqu’à aujourd’hui malgré les revendications clairement exprimées par l’ONEP. C’est peut-être « la nature des demandes » qui empêche un début de dialogue dans la mesure où la direction de Total-Gabon assure ne pas vraiment les comprendre.

 

L’ONEP a déposé un préavis de grève le 25 juin dernier et a soumis à la direction une liste de seize revendications. Elles concernent notamment l’évolution de carrière, un plan de départ négocié pour les salariés, l’octroi de primes, d’un treizième mois et d’un bonus en cas de cession partielle ou totale de l’entreprise. Dès le 4 juillet, la direction de Total-Gabon réagissait par voie de presse se disant frappée par des revendications qui « portent essentiellement sur la création de nouvelles primes et autres bonus, alors même que, malgré le contexte, nos collaborateurs sont, d’après des enquêtes indépendantes, parmi les mieux rémunérés du secteur et ont bénéficié d’augmentations de salaires et de versements de primes représentant en moyenne jusqu’à deux mois de salaire par an sur les trois dernières années ».

 

Le dialogue n’a pas réussi à émerger et une plainte a même été déposée le 16 juillet par l’ONEP contre Total-Gabon et plusieurs de ses filiales pour entrave à l’exercice du droit de grève. La décision du tribunal de Port Gentil est attendue, et l’ONEP a décidé de faire un pas vers la direction en cessant la grève. Le mouvement pourrait toutefois reprendre si aucune avancée n’est enregistrée. Le groupe peut souffler un temps tout comme le gouvernement qui scrute une mobilisation très médiatique dans le pays.

Publié le 21 juillet 2018 à 8 h 00 min par La Rédaction

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