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Le lac Tanganyika en danger de mort

Le lac Tanganyika en danger de mort

La sonnette d’alarme est tirée pour le lac Tanganyika. D’une superficie de 32 000 kilomètres carrés, ce lac est l’un des plus profonds et vieux du continent africain. Bordé par plusieurs pays, il est aujourd’hui menacé de disparition en raison de la pollution et du réchauffement climatique. Si rien n’est entrepris au cours des prochaines années, une bombe écologique et humanitaire pourrait bien faire des dégâts importants.

 

Chaque année depuis 2005, le Burundi célèbre le 22 juillet la journée nationale du lac Tanganyika. Une initiative louable qui n’a pourtant pas empêché une dégradation importante de son environnement. La situation est si dramatique que l’ancien ministre burundais de l’Ecologie, Albert Mbonerane, prédit des conséquences sérieuses pour les générations futures « si des mesures appropriées ne sont pas prises rapidement pour rectifier le tir ».

 

La menace la plus pressante est sans conteste la pollution surtout du côté burundais. Le Code burundais de l’eau est largement mis de côté et entraîne une destruction des zones-tampons pourtant indispensables à la survie du Lac. Les poissons se font plus rares d’autant qu’une algue appelée la jacinthe d’eau prolifère au détriment de la biodiversité. Les déchets toxiques issus des usines alimentent gravement ce phénomène. L’environnement devient impossible pour de nombreuses autres espèces.

 

La pêche intensive associée à des poissons de moins en moins nombreux entraîne également des tensions entre pêcheurs burundais et tanzaniens. Une aggravation de la situation aurait des conséquences désastreuses pour l’environnement, l’économie et la vie de toute cette région au carrefour du Burundi, de la Zambie, de la République démocratique du Congo, et de la Tanzanie.

Publié le 3 mars 2018 à 12 h 37 min par La Rédaction

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