Clément Mouamba et son gouvernement de « rupture »

Nommé Premier ministre il y a une semaine par le Président fraichement réélu Denis Sassou N’Guesso, Clément Mouamba a rendu publique, ce week-end, la composition du nouveau Gouvernement du Congo-Brazzaville. Cette équipe « de rupture » ressort largement remaniée, est particulièrement rajeunie et féminisée.
À l’issue d’un référendum constitutionnel, le Congo a adopté le 25 octobre une nouvelle Loi fondamentale, promulguée début novembre par Denis Sassou Nguesso (DSN), alors président sortant. Une nouvelle République ainsi instituée donnait la part belle à la jeunesse et renforçait le pouvoir du gouvernement. Deux tendances qui se retrouvent dans la nouvelle équipe dirigeante du pays.
Au total 16 personnalités ont fait leur entrée dans la nouvelle équipe gouvernementale qui est constituée de huit femmes. Certains observateurs proches du pouvoir voient en ce sang nouveau au sein du gouvernement un symbole qui veut mettre en avant la compétence.
Dans le même temps, des caciques de tous les temps comme Isidore Mvouba, Rodolphe Adada, l’oncle du président, Aimé Emmanuel Yoka ou le général Florent Tsiba, tous ministres d’Etat, ont été remercié sans être reconduits.
Ce nouveau gouvernement, jugé pléthorique, 38 membres contre 35 dans l’ancienne équipe, doit relever plusieurs défis, au nombre desquels, le chômage qui frappe les jeunes et la diversification de l’économie congolaise centrée sur le pétrole.
Read also
- République du Congo : le président Sassou Nguesso remporte l’élection présidentielle
- Afrique Centrale : la corruption mine toujours la sous-région
- Le sang de l’Eglise contre Kabila
- Congo-Brazzaville : fin de la cavale pour André Okombi Salissa
- Denis Sassou-Nguesso nomme Clément Mouamba Premier ministre