Le négociant français Rougier met la clé sous la porte

Le négociant français Rougier met la clé sous la porte

Le groupe d’exploitation forestière Rougier a déposé le bilan, rattrapé par des difficultés financières.

 

Le tribunal de commerce de Poitiers (France) doit décider d’ici au 13 mars prochain de l’avenir de l’acteur historique des bois tropicaux dans la région : le groupe français Rougier. En difficultés financières depuis plusieurs années, ce dernier a demandé aux juges « de placer certaines sociétés françaises sous la protection du tribunal de commerce de Poitiers afin de mettre en œuvre les actions de restructuration identifiées. »

 

Rougier exploite et transforme les bois tropicaux depuis près de 90 ans dans six usines de sciages au Gabon, au Cameroun et en RCA. Le chiffre d’affaires 2017 avait connu une baisse de 7,5% par rapport aux presque 150 millions d’euros de 2016. Cette année-là, les pertes s’élevaient déjà à 6,3 millions d’euros – elles avaient doublé par rapport à 2015.

 

Le groupe explique sa faillite par des difficultés de trésorerie liées à des arriérés de TVA et par la paralysie du port de Douala au Cameroun. Rougier déplore dans un communiqué « la récente congestion du terminal à containers [qui] a conduit son opérateur à en limiter l’accès, puis temporairement le fermer. »

 

En outre, le français a fortement été touché par la législation camerounaise sur le tonnage maximal des camions grumiers, passée de 45 à 27 tonnes, ce qui a augmenté considérablement ses coûts de transport. Il envisage de fermer ses sept sites de production sur le continent : quatre au Gabon, deux au Cameroun et un au Congo-Brazzaville.

Publié le 7 mars 2018 à 12 h 18 min par La Rédaction

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