RDC : le nouveau calendrier électoral sème la discorde

RDC : le nouveau calendrier électoral sème la discorde

Dans un communiqué officiel, la CENI a indiqué de nouvelles dates pour les élections présidentielles, législatives, provinciales et locales. Un nouveau programme rejeté par l’opposition, qui exige toujours le départ du président Joseph Kabila dès la fin de cette année.

 

La République démocratique du Congo a tenté de rassurer la communauté internationale, très critique de son refus d’organiser des élections – sans cesse repoussées – avec l’annonce ce 5 novembre d’un calendrier électoral. D’après Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) l’organe officiellement chargé de la conduite du processus électoral prévoit des élections en décembre 2018. Trois dates préalables avaient déjà été annoncées, sans être respectées : celle prévue par la Constitution (27 novembre 2016) ; celle convenue dans le cadre des accords de la Cité de l’UA (avril 2018) ; celle, enfin, conclue dans le cadre des accords de la Saint-Sylvestre (fin 2017).

 

Après plusieurs avertissements de la communauté interntionale, la Ceni semble avoir voulu couper la poire en deux. Rappelons notamment la position de Washington : « Les élections doivent être organisées en 2018 sinon la RDC ne doit pas compter sur le soutien des États-Unis et de la communauté internationale » avait prévenu l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies Nikki Haley lors d’une visite à Kinshasa il y a dix jours.  C’est donc cette ligne qui semble avoir été retenue. « Ce calendrier a été élaboré sous la pression de la communauté internationale, des acteurs politiques et de la société civile congolaise », n’a pas caché M Nangaa.

 

« Nous rejetons le calendrier de Corneille Nangaa (président de la commission électorale), ce qui nous intéresse pour le moment c’est le départ de Kabila au 31 décembre 2017 », a déclaré à la presse Augustin Kabuya, un des porte-parole du parti historique d’opposition UDPS. « Ce calendrier fantaisiste est une manœuvre de plus d’un régime prédateur qui veut s’accrocher indéfiniment au pouvoir », a pour sa part commenté Moïse Katumbi. « Avec sa famille et ses proches, ils continuent leur pillage du Congo ». Pour rappel, le mandat de Joseph Kabila a expiré depuis le 20 décembre 2016.

Publié le 7 novembre 2017 à 11 h 27 min par La Rédaction

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