Abbas Kayonga livré par la Monusco aux autorités

Abbas Kayonga livré par la Monusco aux autorités

La disgrâce d’Abbas Kayonga, chef de la lutte contre la fraude au Sud-Kivu jusqu’à son éviction ce 2 novembre ne s’est pas faite sans heurt. Confiné dans sa résidence en compagnie de ses gardes du corps dont il refusait de se séparer, le colonel Kayonga a finalement été interpellé le dimanche 5 novembre par des troupes de la Monusco. Une conclusion précédée des échanges de tirs qui ont au moins fait trois morts.

 

C’est au son d’armes lourdes et légères que les habitants de Bukavu se sont réveillés hier. Les forces de la Monusco ont investi le quartier résidentiel où loge Abbas Kayonga, ex-directeur de la cellule anti-fraude pour le Sud-Kivu. L’homme a été démis de ses fonctions le 2 novembre dernier, car accusé par le gouverneur d’activités illégales. Une version dont se défend le principal intéressé qui assure que ses ennuis sont dus à deux récentes saisies qui mettent en cause des trafics de l’actuel gouverneur de la région. Vrai ou faux coupable, Abbas Kayonga s’est réfugié dans sa résidence avec les gardes mis à disposition par le gouvernement avant d’être délogé par des militaires de la Monusco.

 

Selon les dernières informations, le bilan de cette arrestation est lourd puisqu’on compterait un mort parmi les assaillants et deux chez les soutiens à l’ex-patron de l’anti-fraude. Une dizaine de blessés dans chaque camp sont également recensés. Le colonel Abbas Kayonga s’est finalement rendu aux forces de la Monusco qui l’ont constitué prisonnier auprès des autorités régionales. Plusieurs armes ont été retrouvées dans la résidence visée dont des lance-roquettes.

 

Une dizaine d’hommes a également été arrêtée et tous devraient être inculpés aujourd’hui. Le calme est désormais revenu dans les rues de Bukavu et les habitants espèrent que cette scène violente ne présage pas de nouveaux incidents tout aussi dramatiques dans les semaines à venir.

Publié le 6 novembre 2017 à 10 h 38 min par La Rédaction

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