Teodorin Obiang condamné par la justice française

Teodorin Obiang condamné par la justice française

C’est une décision de justice qui risque de refroidir les relations franco-Guinéo-équatorienne. En effet, la 32e Chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodorin Obiang, à trois ans de prison avec sursis en plus de la confiscation de l’ensemble de son patrimoine sur le territoire français. Il s’agit là d’une première condamnation dans l’affaire des « biens mal acquis ».

 

Teodorin Obiang, fils du président de la Guinée-équatoriale, mais aussi vice-président du pays a été condamné par la justice française à 3 ans de prison avec sursis. La peine est plus légère que la réquisition du parquet qui avait demandé 3 ans de prison ferme. A cela s’ajoute la confiscation de tous les biens de Teodorin Obiang en France (le parquet avait réclamé une amende ferme de 30 millions d’euros). Il s’agit d’un coup dur pour la famille Obiang car les biens en question valent environ 300 millions d’euros (appartements, objets d’art, voitures de luxe) et le principal bijou de la couronne est également confisqué. L’appartement grand de 101 pièce situé dans la très select avenue Foch de Paris est estimé à 107 millions d’euros et n’a pas échappé à la confiscation bien que la défense ait répété qu’il s’agissait d’un bureau diplomatique et donc inviolable.

 

Les avocats de Teodorin Obiang ont fait savoir au cours de la procédure que la manière dont les biens avait été acquis ne regardait pas la justice françaises, mais les juges ont estimé que l’infraction de blanchiment d’argent a été commise en France et pouvait donc y être jugée. Absent lors des 18 jours d’audience, Teodorin Obiang a fait savoir que tout ce procès n’était qu’une « ingérence dans les affaires d’un Etat souverain ». Ses avocats se réservent le droit de faire appel et il semble que d’autres procédures verront le jour puisque des voitures de luxe ont été saisies en novembre dernier par la justice suisse. Un nouveau volet à venir dans l’affaire des « bien mal acquis » ?

Publié le 28 octobre 2017 à 8 h 09 min par La Rédaction

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