Antonio Guterres au chevet de la Centrafrique

Antonio Guterres au chevet de la Centrafrique

Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU s’est rendu en Centrafrique, pays martyr en proie à des violences inter-ethniques afin de mobiliser une communauté internationale qui « ne s’engage pas suffisamment ». Le premier représentant de l’ONU a rencontré des déplacés et des victimes de violences sexuelles à Bangassou avant de rendre hommage aux Casques bleus tombés au cours des violences de cet été.

 

Malgré 10 750 militaires de l’ONU présents sur le terrain dans le cadre de la mission Minusca (laquelle devrait être renouvelée dans quelques semaines), le constat d’Antonio Guterres est sans appel : « La communauté internationale ne s’engage pas suffisamment, ne mobilise pas suffisamment ses ressources et ses capacités pour aider la République centrafricaine ». Il est vrai que la situation est extrêmement délicate en Centrafrique et particulièrement à l’Est du pays où les exactions sont régulières, les populations obligées de fuir et les soldats de l’ONU pris pour cibles.

 

Ces derniers ont compté neuf victimes entre les mois de mai et de juillet 2017 et leur mémoire a été saluée par une minute de silence. Le Secrétaire général de l’ONU a déclaré qu’il était ici pour exprimer (sa) gratitude, (sa) solidarité et (son) admiration. Vous faites un travail d’un courage extraordinaire, je suis fier d’être votre collègue ». Il n’a pas mis de côté les difficultés auxquels font fasse les Casques bleus aux « ressources limitées ». Des moyens limités et une colère qui se fait sentir contre des soldats de la paix pas toujours bien accueillis par les populations. De graves accusations d’abus sexuels ont débouché sur le départ du contingent angolais (600 hommes) et les Casques bleus sont accusés de manière générale d’être trop passifs, voire complaisants avec certains groupes armés. La paix et la sécurité ne sont pas encore à portée de main.

 

Publié le 27 octobre 2017 à 10 h 05 min par La Rédaction

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