Kigali dans le collimateur de HRW

Kigali dans le collimateur de HRW

L’ONG Human Rights Watch (HRW) a publié le 10 octobre un nouveau rapport qui met à mal la justice et les élites rwandaises. 104 cas de tortures y sont recensés au cours des dernières années et viennent remettre en cause l’image d’un pays sorti de l’enfer génocidaire et mené avec doigté par un président Paul Kagamé perçu comme un dictateur par l’opposition. Les actes de tortures présentés dans le rapport relèvent d’ « accusations sans fondement » selon les autorités.

 

Le Rwanda ne serait pas le paradis tant décrit par les élites au pouvoir selon le dernier rapport de HRW. Une centaine de cas de tortures retrace une dérive du pouvoir qui verrait des militants politiques être traités de manière indigne et en dépit de toutes les lois et conventions internationales signées par le Rwanda. Le ministre rwandais de la Justice, « il n’y a rien de vrai dans le rapport de Human Rights Watch. Le Rwanda est signataire de la Convention contre la torture et la respecte, de même que ses propres lois ».

 

HRW n’est guère apprécié dans le pays depuis la publication d’un autre rapport en juillet 2017 dans lequel les forces de sécurité étaient accusées d’avoir exécuté une quarantaine de délinquants sans aucune forme de procès. Dans les 102 pages que compte le dernier rapport, différents types de tortures sont décrits. Le ministre de la Justice assure que « HRW a recyclé des accusations anciennes, sans aucun fondement et sans fournir la moindre preuve tangible. A terme, cela se verra. Le nouveau rapport n’est en fait que la poursuite du programme invétéré et rancunier de HRW contre le Rwanda ».

 

Les autorités se défendent et entendent protéger l’image positive qui est véhiculée depuis plusieurs années dans les médias. Le Rwanda est perçu comme une terre propice aux affaires et les accusations de dérives autoritaires sont régulièrement balayées d’un revers de main.

Publié le 13 octobre 2017 à 10 h 03 min par La Rédaction

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