Journée ville morte en RDC

Journée ville morte en RDC

Après un lundi particulièrement meurtrier qui a fait douze morts du côté de l’opposition, la RDC vit sa première journée au ralenti. L’opposition a demandé aux habitants des grandes villes congolaises de cesser toute activité aujourd’hui et demain afin de montrer la détermination de tout un pays de voir le président Kabila quitter la scène politique. Une journée ville morte très bien suivie notamment à Kinshasa.

 

Nouvel épisode dans la montée des tensions entre le pouvoir et l’opposition en RDC. Alors que lundi, douze manifestants ont été tués par des « balles perdues » tirées par la police, l’opposition réaffirme sa volonté d’ouvrir une nouvelle ère et montre sa force avec deux journées ville morte. En ce 8 août, le mot d’ordre a été très bien suivi et la capitale congolaise, forte de 10 millions d’habitants, est inhabituellement silencieuse. Les bus publics sillonnent des rues désertes et passent devant des commerces, tous fermés. La mobilisation est également importantes dans les autres grands centres urbains du pays et constitue un avertissement pour le pouvoir.

 

Il est peu certain toutefois que Joseph Kabila renonce à ses projets de garder la présidence en refusant la tenue d’élections au motif que la sécurité dans le pays ne le permet pas. Le pouvoir a même essayé de contrecarrer les plans de l’opposition en censurant les réseaux sociaux afin d’amoindrir la mobilisation. Peine perdue pourrait on dire puisque la République Démocratique du Congo tourne au ralenti et devrait connaître un rythme identique dès demain.

 

Que se passera-t-il après cette opération lourde de sens qui durera 48 heures ? Les craintes de voir le pays s’embraser sont de plus en plus fortes et les manifestants plus déterminés que jamais après les dernières violences subies. Le pays est proche de la guerre civile et le pouvoir ne fait rien pour prévenir le pire des conflits.

Publié le 8 août 2017 à 10 h 00 min par La Rédaction

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