Décès de Mgr Bala : une autopsie en question

Décès de Mgr Bala : une autopsie en question

Qu’est-il arrivé à Monseigneur Bala ? Retrouvé mort le 2 juin dans une rivière à environ 80 kilomètres de Yaoundé, Jean-Marie Benoît Bala a quitté ses ouailles en laissant de nombreuses interrogations derrière lui. Un communiqué du Procureur général près la Cour d’appel du Centre estime que le décès est dû à une noyade. Une version en totale opposition avec les premiers éléments de l’enquête qui avaient souligné les nombreuses traces de sévices et l’absence d’eau dans les poumons de la victime.

 

La vérité pourra-t-elle percer dans la sombre affaire du décès de Mgr Bala ? Cet évêque camerounais, aimé de ses fidèles, a été retrouvé mort dans une rivière après avoir disparu alors qu’il rentrait à son domicile le soir venu. Sa voiture avait été retrouvée le lendemain sur un pont, vide, mais avec une note griffonnée et laissée sur le tableau de bord sur laquelle était écrit « je suis dans l’eau ». Les recherches se sont donc tournées vers le fleuve Sanaga où a finalement été repêché le corps sans vie du prélat.

 

Un suicide, c’est ce que les premiers éléments pouvaient laisser penser, mais la personnalité de Mgr Bala, et le scénario d’un éventuel suicide ne collent pas avec cette version désormais privilégiée par les autorités. Les premiers médecins et analyses ont montré que le corps de Mrg Bala avait subi de graves blessures notamment une électrocution au niveau du sexe. Les médecins affirmaient alors que le corps n’avait pas passé plus de quatre heures dans l’eau et que les poumons ne relevaient aucune trace d’eau infirmant ainsi la thèse du suicide par noyade.

 

Et voilà que le Procureur annonce que Mgr est bien décédé par noyade malgré tous ces éléments plus que troublants. A l’issue de la Conférence épiscopale du 13 juin, les évêques camerounais avaient déclaré que le prélat était mort « brutalement assassiné par des forces obscures et diaboliques qui visent l’Eglise catholique. » Un décès plus que suspect qui entérine les crispations entre l’Eglise catholique et des autorités civiles de plus en plus critiques à son égard. La disparition de Jean-Marie Benoît Bala n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre d’autant plus que l’enquête officielle n’est pas close.

Publié le 5 juillet 2017 à 10 h 03 min par La Rédaction

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