Sonangol relève la tête

Sonangol relève la tête

Après deux années très difficiles, la compagnie pétrolière nationale congolaise, Sonangol, se relève de la crise des prix du baril qui l’a frappée de plein fouet. Dirigée depuis un mois par la propre fille du président Dos Santos, la compagnie reprend des couleurs grâce à une meilleure gestion malgré un contexte global encore peu favorable. Une nomination qui a toutefois créé des remous en Angola.

 

Le pétrole continue de souffrir de prix relativement bas depuis le début de l’année 2017. Le baril de Brent a atteint péniblement à plusieurs reprises 54 dollars mais pour toujours chuter plus bas. La reprise peine à se faire sentir et les pays producteurs de pétroles continuent de souffrir d’un marché toujours aussi difficile. Concernés en premier lieu par cet environnement défavorable, l’Angola et sa compagnie nationale, Sonangol, sont parvenus à obtenir des résultats en hausse pour l’exercice 2016. Les bénéfices avant impôts ont augmenté de 800 000 dollars par rapport à l’année précédente pour atteindre la coquette somme de 3,16 milliards de dollars.

 

Cela constitue une véritable (petite) bouffée d’oxygène pour l’Etat angolais dont les recettes fiscales dépendent à 70 % des ventes de la Sonangol. Au plus fort de la crise, en 2014, le pays a enregistré une hausse du PIB légèrement supérieur à zéro contre environ 20 % en 2007. Le pétrole est donc un acteur essentiel de l’économie du pays et il n’est pas surprenant de constater la nomination d’Isabel Dos Santos, fille du résident de la République, à la tête de la compagnie. Une nomination qui a alimenté les discours sur la main basse du clan Santos sur l’économie angolaise.

 

Faisant fi de cette polémique, Isabel Dos Santos a pris les rênes de la compagnie nationale et ne craint pas d’être débarquée le mois prochain une fois son père redevenu un citoyen (presque) comme les autres. La patronne de la Sonangol a déclaré que la société « a connu des difficultés financières, organisationnelles, culturelles et de procédure qui ont dépassé ce qui était initialement prévu », mais que la situation s’améliore grâce à un travail de restructuration dont elle a fixé les priorités dès le début de son mandat.

Publié le 3 juillet 2017 à 10 h 09 min par La Rédaction

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