Ouverture du procès des « biens mal acquis » sous les protestations de Malabo

Ouverture du procès des « biens mal acquis » sous les protestations de Malabo

Le vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang, doit comparaitre dans e cadre du procès des « biens mal acquis » qui s’est ouvert aujourd’hui à Paris, alors que Malabo dénonce « une opération de déstabilisation de la Guinée équatoriale ».

 

Le procès de Teodorin Obiang, fils aîné du président de Guinée équatoriale, soupçonné de s’être frauduleusement bâti en France un important patrimoine, s’ouvre lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. C’est le premier procès en France pour un dossier dit des « biens mal acquis » par des chefs d’Etat africains ou leurs proches. Le principal intéressé sera totuefois absent, précise l’un de ses avocats, Me Emmanuel Marsigny.

 

Entre 2004 et 2011, près de 110 millions d’euros provenant du Trésor public de Guinée équatoriale seraient venus créditer le compte personnel du fils du président de Guinée équatoriale – une pays où la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté. Poursuivi pour blanchiment d’abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d’abus de confiance et de corruption, il encourt jusqu’à 10 ans de prison et une amende de près de 50 millions d’euros.

 

Vendredi 16 juin, lors d’une conférence de presse, l’ambassadeur équato-guinéen en France, Miguel Oyono Ndong Mifumu, a dénoncé une « opération de diabolisation des dirigeants équato-guinéens », et un « tribunal médiatique ». « On ne peut pas fabriquer des preuves depuis Paris ou Madrid », a-t-il ajouté, évoquant la communauté d’opposants exilés en Espagne.

Publié le 19 juin 2017 à 12 h 57 min par La Rédaction

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