En Afrique, l’accès des enfants à l’éducation et la culture se développe

En Afrique, l’accès des enfants à l’éducation et la culture se développe

Afin de consolider la croissance économique et de la rendre plus inclusive, de nombreuses associations agissent en faveur de l’éducation des enfants africains, en particulier les plus pauvres. L’engagement de la société civile aux côtés des pouvoirs publics est indispensable à la réduction des inégalités.

 

En 2015, la Banque mondiale se félicitait de la réduction des inégalités chez les enfants en Afrique subsaharienne, notamment dans le domaine de l’éducation. Selon le rapport « Les enfants d’Afrique ont-ils tous les mêmes chances ? », des progrès « encourageants et mesurables ont été obtenus concernant l’amélioration des opportunités pour les enfants en Afrique » au cours des années 2000.

 

Les écarts entre les pays les plus performants et les moins performants en termes d’opportunités pour les enfants se sont réduits, et des progrès « impressionnants » ont été réalisés quant à l’accès aux établissements scolaires. S’il reste bien sûr encore beaucoup à faire, le rapport constate néanmoins que l’action des pouvoirs publics a offert de vraies opportunités aux enfants dès le plus jeune âge. Des initiatives politiques qui peuvent faire la différence, en mettant en place des « actions permettant de compenser les désavantages propres à chaque groupe ».

 

Afin de poursuivre ces efforts, la Banque mondiale appelle toutefois les pays africains à promouvoir une prospérité partagée. Le progrès économique affiché par la région doit se traduire par une amélioration des conditions de vie des plus pauvres. L’augmentation de « la taille du gâteau » économique doit être l’occasion d’investir dans les aptitudes des individus dès la prime enfance.

 

Cinéma, engagement politique, accès au savoir : les associations agissent dans tous les domaines

 

L’institution financière rappelle en effet que « les actions ciblées sur l’enfance ont des effets bénéfiques qui se prolongent tout au long de la vie. A contrario, « les carences précoces ont des effets néfastes durables ». L’éducation améliore les résultats du développement social, rend la politique plus participative, permet la construction d’une justice performante et favorise la croissance économique à long terme.

 

Des bienfaits que les gouvernements et la société civile semblent bien avoir pris en compte, tant les initiatives pour l’éducation et la culture se multiplient sur le continent. Par exemple, le Cinéma Numérique Ambulant (CNA) est un réseau d’associations gérant quinze unités mobiles de projection au Bénin, au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Sénégal, au Togo, au Cameroun et en France. Grâce aux nouveaux supports et aux nouveaux matériels numériques, le CNA diffuse des œuvres cinématographiques dans des conditions difficiles et rend ainsi accessible le septième art et l’art contemporain aux populations qui en sont traditionnellement éloignées, en raison notamment de leur enclavement géographique et social.

 

De nombreuses ONG agissent sur le continent grâce à l’engagement des populations locales ainsi qu’à la solidarité des donateurs internationaux. C’est le cas de l’association ATD Quart Monde, qui lutte contre la pauvreté en Afrique, en Asie, en Europe et dans les Amériques. Ses équipes, présentes par exemple au Burkina Faso, au Cameroun, en République Centrafricaine, ou encore en Tanzanie, promeuvent l’accès au savoir et à la culture, l’engagement citoyen, l’éducation à la paix et la formation à l’expression publique parmi les jeunes en situation de grande pauvreté.

 

En Côte d’Ivoire, éducation et culture vont de pair

 

Afin de développer l’accès à l’éducation au plus grand nombre, un programme mondial ambitieux a été créé : le Fonds de la société civile pour l’éducation (CSEF). Mis en place par le Partenariat Mondiale pour l’Education (rassemblant le plus grands nombre d’acteurs, comme des bailleurs de fonds, la société civile, le secteur privé et autres fondations), ce CSEF soutient les actions de la société civile qui oeuvrent pour l’éducation, dans une soixantaine de pays en développement.

 

Ses actions se concentrent en particulier sur l’apprentissage précoce de la lecture et sur l’égalité des sexes. La maîtrise de la lecture est la condition sine qua non pour développer l’instruction et déterminer la réussite scolaire future des élèves. Selon l’UNESCO, plus de 170 millions de personnes pourraient échapper à la pauvreté si tous les élèves des pays à faible revenu quittaient l’école en sachant maitriser les compétences de base en lecture.

 

De nombreuses associations agissent sur le terrain, à l’instar de Children of Africa. Fondée par Dominique Nouvian Ouattara, première dame de Côte d’Ivoire, l’association milite en faveur de l’accès à l’éducation et à la culture. Cela l’a conduit récemment à inaugurer une école primaire dans le village de Bobosso (département de Dabakala). Plus de 300 enfants de ce village agricole pourront ainsi fréquenter pour la première fois un établissement scolaire public. De même, l’association a offert à 1500 jeunes, venant du district d’Abidjan et de l’intérieur du pays, une représentation de la comédie musicale « Reine des neiges ».

 

Car éducation et culture vont de pair. Ces investissements stimulent l’intelligence et la créativité, et génère d’importants avantages en terme de développement (réduction de la pauvreté, vie plus saine, promotion de la paix, etc.).

 

Publié le 23 mai 2017 à 12 h 51 min par Rédaction

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