Le Rwanda réintroduit le rhinocéros

Le Rwanda réintroduit le rhinocéros

Un premier spécimen de rhinocéros noir vient d’être réintroduit dans le parc naturel protégé de l’Akagera (situé à l’est du territoire rwandais). Dix ans après la disparition du dernier rhinocéros du pays, le Rwanda renoue avec un animal quasi-mythique de la savane. Une vingtaine d’individus arriveront d’Afrique du Sud dans les jours qui viennent pour repeupler un espace où le braconnage avait fait des ravages.

 

Le rhinocéros noir est l’une des innombrables espèces menacées de disparition. Aujourd’hui il ne reste que 5 000 individus dans l’est africain et seuls 1 000 vivent à l’état sauvage. Le Rwanda ne comptait plus aucun rhinocéros noir depuis la disparition du dernier représentant de l’espèce en 2007. Tués à des fins de braconnage (la corne des rhinocéros a des pouvoirs surnaturels selon les traditions chinoises et vietnamiennes), les rhinocéros ont connu le même sort que le lion rwandais (chassés pour protéger les troupeaux). Réintroduit en juillet 2015, le lion va voir arriver une vingtaine de rhinocéros pour un retour appréciable d’un passé pas si lointain.

 

Clare Akamanzi, directrice de l’Office rwandais du développement, estime que « le retour des rhinocéros dans le parc national de l’Akagera ouvre un nouveau chapitre dans notre combat pour la conservation ». Un chapitre qui se veut utile au tourisme rwandais. Désormais, les cinq animaux les plus spectaculaires et dangereux vivent au Rwanda (rhinocéros, lion, buffle, éléphant et léopard). La direction du parc de l’Akagera espère ainsi drainer plus de touristes – ils ne sont que 36 000 a être venu dans cette réserve en 2016.

 

Le gorille des montagnes reste la principale attraction touristique du pays et génère pas moins de 90 % des flux financiers liés au tourisme. Ce secteur est aujourd’hui vital pour une économie rwandaise qui vit toujours grâce aux aides internationales débloquées depuis le génocide de 1994. Une équipe de rangers spécialement entraînés sera chargée de la protection de ce nouvel atout du tourisme rwandais.

Publié le 3 mai 2017 à 7 h 07 min par La Rédaction

Laisser un commentaire