Catastrophe ferroviaire au Cameroun : lancement d’une instruction en France

Catastrophe ferroviaire au Cameroun : lancement d’une instruction en France

Une enquête a été ouverte en France à la suite de la catastrophe ferroviaire d’Eséka – pays du groupe Bolloré, dont la responsabilité a été pointée du doigt par plusieurs experts. La justice française devrait également se pencher l’attribution de la concession de l’activité des chemins de fer camerounais à Camrail au groupe.

 

La présidente du tribunal de grande instance de Créteil, Nadine Berthelemy-Dupuy, a entériné le déclenchement d’une enquête, suite à une plainte déposée contre X le 17 février 2017 par le Comité de libération des prisonniers politiques et le Syndicat professionnel des conducteurs de train du Cameroun. Il agit en droit d’une victime du déraillement d’Eseka résidant à Créteil, en banlieue parisienne.

 

Pour rappel, ce déraillement avait provoqué la mort de pas moins de 80 personnes et 600 blessés en octobre dernier. En cause, des wagons vétustes livrés par une marque chinoise. Le maintien de ce matériel défectueux qui a attiré l’attention de la justice vers l’actionnaire principal du la compagnie de transport ferroviaire camerounaise : le groupe français Bolloré.

 

La justice française devrait se pencher sur les chefs de « tentative de meurtre », « homicide involontaire », « mise en danger d’autrui », « blessures involontaires », « non-assistance à personne en danger ».

 

En outre, les conditions de l’entrée du groupe français dans le capital de Carmail, en 1999, seront examinée. Bolloré avait obtenu une concession sans que les conditions requises de mise en concurrence n’aient été respectées, d’après les avocats ayant déposé la plainte.

Publié le 20 mars 2017 à 18 h 10 min par La Rédaction

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