Heurts entre une secte et la police en RDC

Heurts entre une secte et la police en RDC

Lundi soir, des policiers lourdement armés ont ouvert le feu contre des membres de la secte Bundu Dia Kongo connue pour ses actions violentes au cours de ces dernières années. Les informations sont encore peu précises concernant plusieurs perquisitions relatives à une enquête judiciaire sur des affrontements au Kongo central. Le refus de laisser entrer les policiers dans une résidence de Kinshasa aurait débouché sur une fusillade.

 

La secte politico-religieuse, Bundu Dia Kongo, fait reparler d’elle en RDC. Cette dernière milite pour la restauration du Royaume du Congo lequel englobait des territoires du Gabon, d’Angola et du Congo-Brazzaville à son apogée au XVIe siècle. Une idéologie non pas sans conséquences puisque la secte s’est tristement distinguée à plusieurs reprises pour des actes de violence. Son leader, Ne Muanda Nsemi, court dans la nature et nul ne sait où il se cache.

 

Lors d’une des perquisitions qui a été menée lundi soir, des armes de guerre ont été retrouvées bien que la secte se défende tout recours à la violence. Un bilan provisoire des autorités fait état de huit blessés, mais on dénombrerait au moins trois morts du côté des partisans de Bundu Dia Kongo. Cet incident n’est pas le premier puisqu’en 2008 la secte avait été réprimée avec force après des attaques armées visant des agents de l’Etat.

 

Cette nouvelle démonstration de force contre Bundu Dia Kongo fait suite à une brouille entre son leader et le président Kabila. Ce dernier avait réussi à aplanir certaines critiques à compter de la fin 2015 avant qu’un revirement subit de Ne Muanda Nsemi mette un point final à un dialogue pourtant nécessaire. Obsédé par le concept de pureté congolaise, Ne Muanda Nsemi a depuis décrit Kabila comme un citoyen rwandais qui ne peut aucunement briguer les plus hautes fonctions en RDC.

Publié le 15 février 2017 à 10 h 01 min par La Rédaction

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