Crise politique en RDC : les discussions continuent sans Étienne Tshisekedi

Crise politique en RDC : les discussions continuent sans Étienne Tshisekedi

Alors que les négociations sur la transition politique en République démocratique du Congo piétinent, l’opposant Étienne Tshisekedi a dû se rendre en Belgique « pour des raisons de santé ».

 

Plus de trois semaines après la signature de l’accord politique global et inclusif le 31 décembre, le régime et l’opposition de RDC sont encore en train de définir les modalités d’une transition politique délicate. EN fin d’année, en effet, le Président, l’Assemblé et le gouvernement voyaient la fi de leur mandat, sans qu’une sortie n’ait été organisée – faute de volonté pour l’opposition, faute de moyen pour le clan Kabila.

 

Si la tension socio-politique en RDC a baissé d’un cran avec ce texte, les négociations n’avancent guère. SI bien que La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), force médiatrice qui a permis les les pourparlers a lancé un « appel » aux négociateurs » à se montrer plus sensibles aux besoins du peuple congolais et à ne pas perdre de vue l’objectif principal de ces négociations qui est l’organisation des élections dans moins d’une année ».

 

« Il n’est pas concevable que les tractations pour mettre en oeuvre un accord prennent plus de temps que les négociations initiales pour signer le même accord », déplore le Cenco. « Nous avons de plus en plus l’impression que des politiques se préoccupent plus des postes à conserver ou à occuper qu’à l’intérêt supérieur de la nation ». Des inquiétudes qui trouvent leur écho parmi la population.

 

« L’accord a été clôturé le 31 décembre. Aujourd’hui, on est le 23 janvier. Il n’y a rien qui se fait. Alors c’est une perte de temps déjà, un manque à gagner, pas pour eux, mais pour nous la population », confiait un commerçant à Kinshasa. Tous ont les yeux rivés sur le taux de conversion du franc congolais, dans ce pays d’import.

 

Dans le même temps, le président du Conseil national de suivi à venir (organe de supervision de la transition) et opposant historique, Etienne Tshisekedi, a dû se rendre à Bruxelles sur recommandation de son médecin. « C’est pour un contrôle médical », assure-t-il.

Publié le 26 janvier 2017 à 1 h 20 min par La Rédaction

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