Multiplication d’arrestations d’opposants au Burundi

Multiplication d’arrestations d’opposants au Burundi

Selon une organisation burundaise de défense des droits de l’homme, la situation au Burundi ne s’arrange pas avec une pression accrue de la part des forces de l’ordre contre des membres de l’opposition. Depuis trois mois, les arrestations et les disparitions se seraient multipliées et une chape de plomb recouvrirait un pays plus calme depuis plusieurs semaines. Les autorités parlent, quant à elles, de mesures qui ont permis de mettre la main sur « perturbateurs » en provenance « de pays limitrophes ».

 

Quelle est la situation réelle au Burundi ? Alors que le pays semble connaître une accalmie depuis plusieurs semaines, la plus ancienne organisation de défense des droits de l’homme présente au Burundi dénonce des « harcèlements accentués contre des membres de l’opposition ». Une pression qui selon la ligue Iteka prendrait notamment la forme d’arrestations et des disparitions forces en constante augmentation au cours des dernières semaines. La ligue Iteka assure : « A titre d’exemple, au mois d’octobre, nous avons enregistré 272 arrêtés, 16 portés disparus. Au mois de novembre, 295 arrêtés, 39 portés disparus, et sur les deux semaines de décembre, nous avons enregistré 246 arrêtés et 22 portés disparus. Et le seul motif essentiellement évoqué est la participation aux bandes armées. Ca étend une panique généralisée dans tout le pays parce que ces arrestations sont observées dans presque toutes les provinces du pays ».

 

Les autorités ne démentent pas que des arrestations ont régulièrement lieu sur le sol burundais, mais elles assurent que cela ne concerne que de graves perturbateurs qui refusent de déposer les armes. Le Vice-président du Burundi, Gaston Sindimwo a déclaré qu’ « il y a des perturbateurs de l’ordre et ces gens ne désarment pas. Nous avons été avertis qu’il y a eu des incursions, en provenance des pays limitrophes. Donc si vous voyez des gens arrêtés à gauche et à droite, c’est sur bases d’informations que nous détenons sur ces malfaiteurs ». Les mouvements individuels sont étroitement surveillés avec l’obligation de déclarer chaque personne habitant dans son logis même ceux qui n’y passe qu’une nuit à l’occasion. Toutefois Gaston Sindimwo admet et regrette des « bavures » qui sont survenues au cours de ces dernières semaines.

Publié le 19 décembre 2016 à 10 h 00 min par La Rédaction

Commentaire

  1. Concordo com o comentário da Ester Alves: O Zeferino é um Homem que é essencial ao ciclismo, é ciclismo e pai de muitas gerações. CHEFE: QUEM O CONHECE BEM, QUEM TREINA CONSIGO TEM IMENSO ORGULHO EM SI E ESTARÁ SEMPRE AO SEU LADO. ELES QUE FALEM PORQUE A HISTÓRIA JA ESTÁ FE;&3T#82A0I..

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