L’Union européenne prend des sanctions contre des responsables du régime Kabila

L’Union européenne prend des sanctions contre des responsables du régime Kabila

L’Union européenne a décidé lundi de geler les avoirs de sept hauts responsables de l’appareil sécuritaire de la République démocratique du Congo. Elle a menacé d’étendre encore cette liste « en cas d’obstruction » du processus électoral.

 

En réaction aux violences ayant fait une cinquantaine de morts les 19 et 20 septembre à Kinshasa, l’UE a décidé de prendre des mesures contre le régime Kabila. A l’initiative des 28 ministres des Affaires étrangères de l’UE, à l’occasion de leur réunion mensuelle, lundi 12 décembre, Bruxelles a mis ses menaces à exécution. « Nous avons ciblé délibérément des numéros deux. Ces sanctions sont un avertissement pour mettre la pression sur les autorités afin d’amener à une sortie de crise », explique une source anonyme européenne.

 

Ainsi sept personnes sont soumises à une interdiction de pénétrer sur le territoire de l’UE et un gel des avoirs. Il s’agit de trois hauts responsables et personnes d’influence faisant obstacle à une sortie de crise consensuelle et pacifique en vue de la tenue d’élections en RDC et de quatre membres de la Garde républicaine, de l’armée ou de la police congolaise. Ces deniers ont contribué en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves violations des droits de l’homme.

 

Sont ainsi visés le commandant de la Garde républicaine, le général Ilunga Kampete, le commandant des forces armées de la RDC  pour la première zone de défense du pays, le général Gabriel Amisi Kumba, le chef de la Légion nationale d’intervention de la police nationale congolaise, Ferdinand Ilunga Luyoyo, le commissaire provincial de la police à Kinshasa, le général Célestin Kanyama, l’ancien inspecteur général de la PNC, le général John Numbi, le chef du département de la sécurité intérieure de l’agence nationale de renseignements, Roger Kibelisa, et le chef du service du renseignement militaire, le général Delphin Kaimbi.

 

De son côté, le gouvernement américain a aussi annoncé des sanctions financières contre le ministre de l’Intérieur Evariste Boshab et le chef de l’Agence nationale de renseignement (ANR), Kalev Mutondo, les accusant de museler l’opposition et de retarder les progrès politiques dans le pays. Ces sanctions « sont illégales, car elles procèdent d’une sorte de droit impérial qui est aux antipodes du droit international », a immédiatement réagi auprès de l’AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, en promettant des suites judiciaires.

Publié le 13 décembre 2016 à 15 h 10 min par La Rédaction

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