RDC : de nouvelles preuves contre Société chinoise Kun Hou Mining dans le scandale de l’or

RDC : de nouvelles preuves contre Société chinoise Kun Hou Mining dans le scandale de l’or

Les soupçons contre l’entreprise chinoise s’accumulent, alors que de nouvelles preuves semblent l’impliquer dans une affaire de distribution d’armes et d’argent aux milices locales, ainsi que dans une affaire de corruption régionale.

 

L’or de Shabunda, à l’est de la RDC, semble bien avoir attisé la convoitise du groupe chinois Kun Hou Mining. Ce dernier avait fait parler de lui l’été dernier pour un scandale concernant la fortitre des armes et de l’argent en 2014 à des groupes armés locaux, pour acheter leur protection, et l’exploitation illégale des réserves aurifères dans le lit de la rivière Ulindi.

 

Selon les calculs de l’ONG Global Witness, a détourné plus d’une tonne d’or par an (soit 38 millions de dollars au prix international), tout en finançant les groupes armés qui sèment la terreur depuis dix ans dans la région. Elle aurait versé 4.000 dollars et donné des kalachnikovs à des groupes armés Raïa Mutomboki opérant dans la zone.

 

Une enquête de JeuneAfrique nous apprend désormais qu’une photographie de Franck Menard, un ressortissant français qui représentant de Kun Hou Mining dans le Sud-Kivu, a récemment été retrouvée. Elle confirme les soupçons à l’égard de Kun Hou Mining, montrant ce dernier aux côtés de miliciens d’un groupe dissident.

 

Marcellin Cishambo, gouverneur du Sud-Kivu, semble lui-même avoir fermé les yeux sur ces activités. Il aurait même « [sollicité] une avance de l’ordre de 90 000 dollars sur les redevances minières » à Kun Hou Mining ». Une « vieille histoire », sans lien, explique-t-il. Pour Global Witness, « la base légale pour ce type de paiement n’est pas du tout claire ».

Publié le 28 novembre 2016 à 18 h 52 min par La Rédaction

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