Meeting test pour l’opposition et le pouvoir en RDC

Meeting test pour l’opposition et le pouvoir en RDC

A la veille d’un meeting de l’opposition devant mettre en avant l’opposant historique Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, les tensions sont perceptibles à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. L’interdiction d’organiser des réunions politiques décidée par le Gouvernement se confronte à la volonté de l’opposition de se faire entendre avec le soutien de l’ONU qui appelle à « la retenue ».

 

Les choses vont elles dégénérer en RDC ? A la veille d’un meeting de l’opposition où il est prévu qu’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba prenne la parole, la question est dans tous les esprits. Alors que la liberté de manifestation est garantie par la Constitution, le Gouvernement a fait le choix d’interdire toute réunion politique dans un contexte de crise liée au report à avril 2018 des élections présidentielle et législatives. Un report de calendrier qui fait craindre une confiscation du pouvoir par le président Kabila. Le dialogue entre l’exécutif et l’opposition est rompu et un nouveau degré de tensions pourrait être atteint si la manifestation prévue le 5 novembre se passait mal.

 

La police a déclaré qu’« aucune perturbation de l’ordre public ne serait tolérée », ce qui revient à dire que la manifestation n’est pas la bienvenue. L’Union pour la démocratie et le progrès social, parti d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba a d’ores et déjà affirmé par la voix de son secrétaire général que le « meeting se tiendra bel et bien et [que] nous ne sommes pas intimidés par ces menaces. Et au cas ils s’en prendraient à la population, ils porteront la lourde responsabilité des conséquences qui adviendront comme ce fut le cas les 19 et 20 septembre 2016 ». L’opposition peut compter sur le soutien de l’ONU qui par l’intermédiaire du chef de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), Maman Sambo Sidikou appellee à « la retenue ».

Publié le 4 novembre 2016 à 14 h 57 min par La Rédaction

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