Vers une sortie du Burundi de la CPI

Vers une sortie du Burundi de la CPI

Rien ne va plus entre la Cour pénale internationale (CPI) et le Burundi. Le vice-président burundais, Gaston Sindimwo, a déclaré qu’un projet de loi visant à la sortie du Burundi de la CPI allait être discuté par l’Assemblée nationale en vue de son adoption. Les relations entre les deux parties se sont rapidement envenimées depuis que le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a décidé d’ouvrir une enquête le 30 septembre dernier contre douze personnalités proches du chef de l’Etat au sujet des crimes commis depuis le début de la crise politique en avril 2015.

 

Le Burundi est en voie de marginalisation et pourrait bien franchir une étape de plus dans ce processus en se retirant de la CPI. La proposition est sur la table de l’Assemblée nationale qui devra discuter et voter de cette sortie imaginée en ces temps de grave crise. Les autorités burundaises sont accusées d’avoir allumé la mèche de la violence civile et tentent de couper les ponts avec toutes les entités trop critiques à leur égard. Pointées du doigt par l’ONU, douze personnalités faisant partie du premier cercle du pouvoir, seraient liées à des exactions à Bujumbura et dans plusieurs provinces du pays. Pour le premier vice-président, il s’agit tout simplement d’un « complot qui vise à faire du mal au Burundi ».

 

Des déclarations qui ne vont pas dans le sens d’un apaisement et laissent présager de relations plus tendues encore au cours des prochains mois avec une communauté internationale moins à même de fermer les yeux sur la situation chaotique du pays. Près de 300 000 personnes ont dû quitter le Burundi depuis le début de la crise afin d’échapper aux violences et la stratégie jusqu’au-boutiste que semble devoir tenir le pouvoir n’est pas de bon augure dans le règlement pacifique du conflit.

Publié le 7 octobre 2016 à 10 h 03 min par La Rédaction

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