La CPI se penche sur les violences postélectorales au Gabon

La CPI se penche sur les violences postélectorales au Gabon

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé l’ouverture d’un examen préliminaire sur la crise post-électorale au Gabon à la demande du gouvernement.

 

Le gouvernement gabonais lui a demandé à la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, d’ouvrir une enquête sur « des faits relevant de l’incitation à commettre le crime de génocide » et de « crimes contre l’humanité » qu’il attribue aux militants favorables au candidat d’opposition Jean Ping. Celle-ci a répondu que son bureau « procédera à un examen préliminaire de la situation afin de déterminer si les critères imposés pour l’ouverture d’une enquête sont réunis ».

 

Le 21 septembre, deux plaintes de ressortissants franco-gabonais avaient été déposées en France à la suite des violences postélectorales par un groupe d’avocats, contre le régime cette fois. Elle répondait aux faits d’« arrestation et détention arbitraire en bande organisée, torture et actes de barbarie en bande organisée, tentative d’assassinat et crime contre l’humanité ».

 

Pour rappel, le président sortant, Ali Bongo Ondimba a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 27 août 2016 avec moins de 6 000 voix d’avance sur son adversaire Jean Ping. Ce dernier conteste toujours ce résultat. L’annonce de ces résultats a mené à des heurts deux jours durant, incluant l’incendie de l’Assemblée Nationale gabonaise.

Publié le 5 octobre 2016 à 5 h 40 min par La Rédaction

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