L’opposition dénonce « la nature dictatoriale » du pouvoir d’Idriss Déby

L’opposition dénonce « la nature dictatoriale » du pouvoir d’Idriss Déby

La présidentielle tchadienne qui a eu lieu en avril dernier n’a pas réglé tous les problèmes. Elle a même accéléré une crise politique qui couve depuis plusieurs années en raison de l’opposition de plus en plus critique vis-à-vis du régime présidé par Idriss Déby. Vainqueur de la dernière élection avec plus de 60 % des suffrages, ce dernier a mis en place un pouvoir de type « dictatorial » selon une large plateforme d’opposants.

 

L’investiture prévue le 8 août prochain sera intéressante à suivre. En effet, si Idriss Déby a été élu une nouvelle fois au mois d’avril, les 61,56 % des voix obtenues n’ont pas du tout calmés l’opposition. Au pouvoir depuis 1990, Idriss Déby s’accroche à la tête du Tchad malgré la défiance d’une majorité de la population, estime l’opposition regroupée sous la bannière du Front de l’Opposition pour la République, le Changement et l’Egalité (FORCE). Entre « nature dictatoriale » du pouvoir et « parodie d’investiture », l’opposition ne mâche plus ses mots et appelle la communauté internationale à faire le même constat.

 

La chose est peu probable car le Tchad joue un rôle clé dans la lutte contre Boko Haram et s’est ainsi rapproché encore un peu plus de la France qui lui offre son soutien logistique et économique. Une aide éminemment importante au moment où le pays traverse une crise économique étroitement liée à la baisse des cours du pétrole. Ainsi, le déficit budgétaire est à la hausse à 181 milliards de francs CFA contre seulement 134 milliards initialement prévus.

Publié le 12 juillet 2016 à 10 h 28 min par La Rédaction

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