La justice française ouvre une instruction l’acte de naissance d’Ali Bongo Ondimba

La justice française ouvre une instruction l’acte de naissance d’Ali Bongo Ondimba

La juge Marie-Thérèse Monchy-Dubuis a été désignée, le 30 juin dernier, pour instruire une plainte avec constitution de partie civile contestant l’authenticité de l’acte de naissance du président gabonais sortant, candidat à sa propre succession, Ali Bongo Ondimba.

 

A deux mois de la prochaine élection présidentielle fixée au 27 août, la polémique sur la nationalité est loin d’être réglée. Pour rappel, certains descendants d’Omar Bongo Ondimba, ancien président gabonais, soupçonnent Ali Bongo de ne pas être le fils biologique. Pour certains, il serait adopté. L’une des filles de l’ancien dirigeant et de Chantal Myboto, Onaida Maisha conteste l’authenticité de la copie du registre de naissance qu’elle avait obtenue en novembre 2015 à la suite d’une première action devant la justice française.

 

Ces accusations sont du pain béni pour l’opposition, car seul un gabonais peut concourir à la présidence du pays. Ses détracteurs soutiennent ainsi qu’il serait né le 9 février 1959, à Brazzaville, et aurait donc la nationalité congolaise. Ali Bongo, est resté plutôt silencieux sur ce dossier. « Il est absurde de justifier ce qui est naturel », avait-il néanmoins précisé le 17 août 2014, jour de la célébration de l’indépendance nationale du Gabon.

Publié le 6 juillet 2016 à 9 h 13 min par La Rédaction

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