Libération de 200 opposants politiques

Libération de 200 opposants politiques

L’élection présidentielle du 24 avril dernier ne s’est pas faite sans heurts en Guinée équatoriale. Le président Teodoro Obiang Nguema au pouvoir depuis trente-six ans ne compte pas laisser sa place et a même fait preuve d’un coup de force trois jours avant le scrutin en faisant encercler par les forces armées des opposants. Environ deux cents d’entre eux ont été libérés ce mardi.

 

Tout a commencé le 21 avril dernier, soit trois jours avant l’élection présidentielle qui a vu Teodoro Obain Nguema être réélu à la tête du pays. Un opposant de premier plan, Gabriel Nse Obiang Obono, était l’objet de tirs à balles réelles par des forces de police. Retranché dans sa maison avec sa famille et de nombreux militants, l’homme politique qui n’a pas pu se présenter, car il n’a pas résidé en Guinée équatoriale pendant les cinq dernières années de manière consécutive, a dénombré plusieurs blessés graves.

 

De nombreux militants ont été arrêtés et ce n’est qu’aujourd’hui qu’environ deux cents ont été relâchés. Gabriel Nse Obiang Obono souligne que six membres de sa famille et d’autres militants sont encore entre les mains de la police et retenus sans devoir faire face à des charges précises ou à la tenue d’un procès. Le leader a par ailleurs dénoncé la torture dont ont été victimes certains militants. Des femmes auraient été battues complètement dévêtues tandis que d’autres personnes auraient été torturés à l’aide d’un marteau assénant des coups sur leurs orteils.

Publié le 4 mai 2016 à 8 h 16 min par Mathilde Grandjean

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