La Cour constitutionnelle confirme la victoire de Sassou

La Cour constitutionnelle confirme la victoire de Sassou

La Cour constitutionnelle de la République du Congo a validé la victoire, contestée par l’opposition, du chef de l’État sortant Denis Sassou Nguesso à la présidentielle du 20 mars. Le chef de l’État sortant avait récolté dès le premier tour 60,19 % des suffrages. Après des affrontements en début de semaine, Brazzaville est à nouveau au calme.

 

Après une journée marquée par des affrontements dans le sud de Brazzaville, la Cour constitutionnelle de la République du Congo a validé, lundi 4 avril dans la soirée, la victoire du chef de l’État sortant Denis Sassou Nguesso à la présidentielle du 20 mars. « Le président Sassou N’Guesso est élu Président de la République du Congo pour les cinq prochaines années avec plus de 800 000 voix, soit plus de 60% », apprend-on.

 

Selon les chiffres communiqués par Auguste Iloki, président de la Cour, le taux de participation à ce scrutin, auquel les opposants à M. Sassou Nguesso et le pouvoir avaient appelé la population à participer en masse, a été de 68,92%. C’est moins que la participation au référendum du 25 octobre (auquel les détracteurs de M. Sassou Nguesso avaient exhorté les électeurs à ne pas participer) qui avait été de 71,16%.

 

À Brazzaville, le calme était revenu, mardi 5 avril, après une journée marquée par des violences dans le sud de la ville. Des milliers d’habitants ont fui leurs quartiers après plusieurs heures d’échanges de tirs et de canonnades provoqués, selon le gouvernement congolais, par une attaque menée par un nombre indéterminé d’hommes armés contre des bâtiments publics.

 

Lundi, le porte-parole du gouvernement a accusé d’anciennes milices Ninjas – milice d’un ancien chef de milice, Frédéric Bintsamo allié politique de cet ancien rebelle, Guy-Brice Parfait Kolélas, candidat malheureux à la présidentielle – tout en disant qu’une enquête était en cours pour déterminer de possibles liens avec l’opposition. Selon Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement congolais, 17 personnes dont 3 agents des forces de l’ordre, 2 civils et 12 assaillants, ont été tuées.

Publié le 6 avril 2016 à 10 h 50 min par Léa Duval

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