Craintes autour de la santé de la BIAC

Craintes autour de la santé de la BIAC

La Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC) donne des sueurs froides à des milliers d’épargnants depuis plusieurs jours. Les rumeurs de faillite circulent et la banque qui vient de se séparer de son directeur général limite le retrait d’espèces. Les responsables se veulent toutefois rassurants et font tout pour éviter un mouvement de panique.

 

La BIAC, troisième banque de la République démocratique du Congo est dans l’œil du cyclone. Les rumeurs de faillite ne dégonflent pas et la décision de fermer une dizaine d’agences dans la capitale et l’impossibilité de retirer plus de 500 dollars à certains guichets alimente les bruits les plus pessimistes. Le directeur général, Michel Losembé a été remplacé par Anne Mbuguje au moment où la banque reconnaît une « crise passagère de liquidité ».

 

La nouvelle directrice générale par intérim affirme : « nous ne sommes pas du tout en menace de faillite. J’essaie de vous expliquer brièvement : la tension de liquidités que nous connaissons est liée à la suppression brutale d’une ligne de refinancement que nous avons à la banque centrale depuis des années, de près de 40 milliards de francs, et ceci servait à compenser l’écart entre la forte contribution de la Biac au financement de l’économie nationale en franc congolais et nos dépôts à la Biac, qui sont essentiellement en dollars, à hauteur de 77%». Des explications claires, mais qui ne rendront pas confiance aux épargnants qui patientent au guichet afin de sortir le plus d’argent possible de leurs comptes.

Publié le 1 avril 2016 à 10 h 25 min par Emmanuel Samba

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