CEMAC : La BEAC annonce une croissance de 2%

CEMAC : La BEAC annonce une croissance de 2%

Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) confirme la persistance cette année du ralentissement de l’activité au sein des six pays membres de la zone. Elle maintient néanmoins son taux directeur au terme de la première session de son comité de politique monétaire pour 2016.

 

La BEAC a rendu ses estimations pour les cycles 2015 et 2916 et Afrique centrale. Sur la base des données économiques, monétaires et financières actualisées de l’année 2015, il ressort « un ralentissement de la croissance à 2,8 pour cent contre 4,8 pour cent en 2014, une décrue des pressions inflationnistes avec un taux d’inflation de 2,3 pour cent contre 3,2 pour cent, une hausse du déficit budgétaire à 4,1 pour cent du PIB (Produit intérieur brut), un déficit extérieur courant de 12,0 pour cent du PIB. »

 

Pour le CPM, les perspectives économiques de la sous-région tablent pour l’année 2016 sur une poursuite de cette tendance. Tout au long de l’année, cet environnement difficile perdurera, induisant un nouveau décrochage du taux de croissance économique dans la Cemac à 2%, en baisse de 0,8% comparé à 2015. Mais, pour en arriver là, le gouverneur de la Beac, Lucas Abaga Nchama, conseille aux Etats de la communauté d’améliorer la dépense publique, notamment les dépenses d’investissements ; et d’améliorer l’environnement des affaires, afin d’attirer des investisseurs étrangers. CE faisant, il rejoint l’avis exprimé par Christine Lagarde en visite dans la région en janvier.

 

Ce repli est la conséquence de la persistance de trois facteurs combinés évidents : la baisse continue des prix des matières premières notamment le pétrole, principale source de devises de cette région, l’insécurité due aux activités terroristes de la secte islamiste nigériane Boko Haram (surtout au Cameroun et au Tchad) puis la baisse de la demande intérieure dans les pays avancés et émergents, au rang desquels la Chine. En dépit d’une telle morosité, la BEAC n’a pas jugé utile de modifier son taux directeur, passé de 2,95 à 2,45% au terme du comité de politique monétaire qui s’est tenu le 9 juillet 2015.

Publié le 24 mars 2016 à 9 h 17 min par Jean-Yves Denis

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