Denis Sassou N’Guesso en tête de la présidentielle

Denis Sassou N’Guesso en tête de la présidentielle

Henri Bouka, le président de la Céni, a communiqué, ce mardi soir, les résultats partiels des élections présidentielles congolaises. Le chef de l’Etat sortant Denis Sassou Nguesso est en tête avec 67,02% des voix, selon des résultats partiels annoncés deux jours après un scrutin.

 

Denis Sassou Nguesso, le président congolais sortant, serait réélu à la tête du pays avec 61,4 % des voix. En seconde position à ce premier tour, Guy-Brice Parfait Kolélas, 16,18 % ; troisième, le général Jean-Marie Michel Mokoko, avec 7,5 % des voix. Le taux de participation à ce stade est de 65,74 %. Ces résultats partiels ne tiennent pas encore compte, notamment, de Pointe-Noire, la capitale économique du pays, ville où les meetings de l’opposition pendant cette campagne ont fait le plein. Pour autant, l’avance du président Sassou laisse peu de place à un volte-face.

 

Au siège de campagne du président sortant, la victoire, ce mardi soir, ne semble plus faire de doute. « Je crois que l’on peut anticiper largement sur une victoire au premier tour. Sauf tsunami, les choses sont très bien parties », a expliqué Thierry Moungalla, directeur de la communication du candidat, au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue dans la foulée et qui avait été annoncée dès ce matin.

 

L’élection intervient quelques mois après un changement de Constitution qui a permis au président sortant de briguer un troisième mandat au Congo. Compte tenu du succès de la nouvelle loi fondamentale (ayant été votée avec un approbation de 92%), la victoire de Sassou était prévisible. Les congolais auraient en effet surpris si, après avoir autant soutenu la réforme qui permettait au président sortant de revenir à la tête du pays, ils avaient finalement choisi de ne pas le réélire.

 

Cette victoire ne fait pas que des heureux cinq candidats d’opposition ont appelé le peuple à « exercer sa souveraineté » si le président sortant l’emporte dès le premier tour, comme celui-ci l’a promis à ses partisans. La communauté internationale, inquiète de possibles violences, a appelé au calme les différentes parties. L’Union européenne a encouragé « tous les acteurs politiques à recourir aux voies légales pour résoudre leurs différends. » Pour l’heure, aucun incident n’est à déplorer.

Publié le 23 mars 2016 à 9 h 24 min par Emmanuel Samba

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